1 septembre 2021
De la gymnastique aux Jeux olympiques
Yannik Morin, l’athlète aux mille passions
Par: Annie Gagnon
Canada's Yannick Morin (front) and John Sokolowski jump in the sled during the third run of two man bobsled at Utah Olympic Park during the Winter Olympics, Sun., Feb. 17, 2002, 2002.  (CP PHOTO/COA/Mike Ridewood)

Les bobeurs canadiens Yannick Morin (droite) et John Sokolowski poussent leur bobsleigh-‡-deux pour leur troisiËme descente aux Jeux olympiques d'hiver de Salt Lake City, le 17 fÈvrier 2002. (Photo PC/AOC - Mike Ridewood)

En 2002, Yannik Morin a participé aux Jeux olympiques de Salt Lake City en bobsleigh.

Mis à l’avant-scène par plusieurs athlètes qui ont eu le bonheur et la chance de travailler avec lui, Yannik Morin a lui-même un parcours d’athlète bien étoffé. Athlète olympique en bobsleigh, l’homme de 46 ans originaire de Roxton Falls s’est aussi démarqué en cyclisme sur piste.

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Fort des titres acquis en culturisme, Yannik a poursuivi sa quête en devenant athlète de bobsleigh. Cette passion peu commune lui est tombée dessus lors d’un essai en bobsleigh sur roues alors qu’il était en vacances à Lake Placid, ville hôtesse des Jeux olympiques de 1932 et 1980. Mais comment transforme-t-on un culturiste en athlète olympique?

« C’est vrai que le culturisme n’est pas un atout du côté physiologique pour les sports de vitesse. Toutefois, cette discipline m’a appris à adopter un rythme de vie rigoureux. Pour atteindre les plus hauts niveaux en culturisme, ton style de vie doit être exemplaire. L’entraînement doit être au centre de tes préoccupations et occuper la majeure partie de ton temps », mentionne-t-il.

Équipe Canada

Cette anodine descente en bobsleigh aura marqué le parcours sportif de l’athlète qui commence un entraînement au sprint, une caractéristique essentielle pour celui qui occupe le poste de pilote puisqu’il est responsable de la poussée de départ, soit la course qui propulse le bobsleigh.

Ce toboggan de plus de 200 kg roule, en moyenne, à 130 km/h dans la descente, en plus du pilotage en cours de descente.

Au même moment, Bobsleigh Canada se lance dans le recrutement de nouveaux athlètes à travers le pays. Yannik Morin tente sa chance et intègre l’équipe canadienne, basée à Calgary.

« J’ai commencé l’entraînement à la fin de 1998 et j’ai représenté le Canada aux Olympiques de Salt Lake City en 2002, en bobsleigh à deux. Pour plusieurs raisons, je me suis retiré à la suite de ces Jeux pour revenir dans mon coin de pays », commente-t-il brièvement.

Cyclisme sur piste

De retour à ses origines, Yannik Morin se lance un nouveau défi en enfourchant un vélo pour se lancer dans le cyclisme sur piste. Rapidement, il s’illustre sur la scène nationale où il remporte le titre de champion canadien à cinq reprises, de 2003 à 2007.

L’athlète se démarque aussi en étant médaillé à deux reprises aux championnats panaméricains et en participant à deux championnats du monde.

« Je crois que ma polyvalence est un bon exemple à donner aux parents. Un athlète devrait toujours se développer globalement avant de se spécialiser dans une discipline. Par exemple, la gymnastique est un sport qui offre une très bonne base pour le développement des athlètes », affirme-t-il.

Hommes forts

Rien n’arrête Yannik Morin qui, après avoir consacré cinq ans au cyclisme sur piste, se lance dans le monde bien particulier des hommes forts.

Cependant, la formule des hommes forts au Québec n’était pas adaptée pour les athlètes qui ont de plus petits gabarits.

Après avoir fait des compétitions aux États-Unis, Yannik revient au pays et s’allie à Mike Saunders pour former l’Alliance canadienne des athlètes de force amateur (ACAFA), une nouvelle association sportive dédiée à la force.

« Le but de l’Alliance est de permettre à des hommes forts de toutes catégories, ainsi qu’aux femmes, de participer à des compétitions en se mesurant à des athlètes de la même taille qu’eux », conclut-il.

L’union est parfaite pour l’athlète et l’entraîneur qu’est Yannik Morin puisqu’en plus de pratiquer ce sport, il peut accompagner les athlètes à même son gym basé à Waterloo, La Taule, un endroit prisé par beaucoup d’athlètes de haut niveau.

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