9 février 2022
Projet de transbordement de propane du Groupe Suroît
« Upton sans flamme » réclame des experts compétents
Par: La Pensée de Bagot

Le mouvement citoyen « Upton sans flamme » exprime son inquiétude par rapport au choix d’experts qui étudient le dossier de du nouveau site de transbordement de propane à venir à proximité du village.

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« Comme il n’y a pas de réglementation qui encadre la réalisation d’études relatives à la sécurité de projets comme celui proposé par le Groupe Suroît à 500 mètres du cœur du village d’Upton, l’avis des experts impliqués dans le dossier devient un enjeu primordial », souligne Maxime Beaugrand, un des porte-parole.

« Nous craignons que le Groupe Suroît fasse appel au même ingénieur pour son étude d’appréciation du risque que celui ayant recommandé la poursuite des activités sur le site de Distribution Upton, maintenant fermé par la RBQ », renchérit-il.

Upton sans flamme souligne que trois rapports ont mené à la révocation du permis de Distribution Upton en 2021. Deux de ces rapports, celui de l’ingénieur Jean-Paul Lacoursière commandé par la Municipalité d’Upton et celui de la RBQ, ont recommandé la cessation des activités de transbordement de propane sur le site.

Le troisième rapport, rédigé par l’ingénieur Luc Piché et commandé par Distribution Upton, recommandait que les activités soient autorisées malgré un risque dit « supérieur à la moyenne ».

Le mouvement ajoute que Jean-Paul Lacoursière, ingénieur de la municipalité, compte plus de 40 ans d’expérience dans le domaine industriel et se spécialise en gestion de risques. Il est professeur agrégé de l’Université de Sherbrooke et a partagé son expertise avec plusieurs organismes et instances gouvernementales, tel que le Conseil canadien des accidents industriels majeurs.

« Selon M. Lacoursière, le rapport de Luc Piché contenait des erreurs et omissions. Comment pouvons-nous nous sentir en confiance? C’est difficile de croire que l’appréciation du risque lié à l’emplacement du projet soit réellement évaluée: il ne voyait pas de problème lorsque le transbordement se faisait à 350 mètres de l’école! », conclut M. Beaugrand.

Le groupe citoyen souligne qu’il n’hésitera pas à faire une plainte à l’Ordre des ingénieurs du Québec s’il y a raison de soupçonner de la négligence, un manque d’intégrité, de l’imprudence ou un manque de diligence dans le dossier.

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