L’autisme a longtemps été mal compris et de nombreuses erreurs de perception ont persisté au fil du temps. L’autisme est une condition neurodéveloppementale innée et voici quelques-uns des mythes qu’il est maintenant temps de classer dans la section des oubliettes.
De nos jours, nous savons concrètement que l’autisme est une forme de neurodivergence parmi d’autres. Pendant des décennies, il a été vu comme un trouble pathologique à éradiquer. Aujourd’hui, on doit absolument le reconnaître comme une différence cognitive et sensorielle et surtout pas comme une maladie à guérir.
Certains pensent que l’augmentation marquée des diagnostics signifie que l’autisme n’est qu’une tendance passagère. En réalité, cette condition a toujours existé, mais est aujourd’hui beaucoup mieux comprise et diagnostiquée même chez des adultes ayant « passés sous le radar » étant enfants. Car oui, un enfant autiste devient assurément un adulte autiste. Les défis quotidiens des personnes concernées (adultes ou enfants) sont réels, alors il vaut mieux continuer à améliorer l’inclusion et la reconnaissance de ces personnes dans la société.
Pendant longtemps, on a associé la condition de l’autisme principalement aux garçons. Les filles, bien plus expertes dans l’art du camouflage, demeurent plus difficiles à diagnostiquer, mais les connaissances ainsi que les outils d’évaluation s’améliorent, faisant augmenter les chiffres.
Non, les personnes autistes ne sont pas toutes géniales ou lourdement handicapées. Oui, le spectre autistique est très large et pas du tout linéaire. On peut en fait dire qu’il y a autant de types d’autisme que de personnes autistes. Oui, ces individus ont de l’empathie et des émotions. Ça ne s’exprime toutefois pas de la même manière que chez les neurotypiques, ce qui explique que les uns ne comprennent pas toujours les autres et vice versa.
En somme, l’autisme n’est ni une anomalie à corriger, ni une mode, ni la condition d’une personne insensible et encore moins une insulte. Il est en fait une manière différente de percevoir et d’interagir avec le monde. Le mieux à faire consiste donc à adapter notre communauté pour être plus inclusive plutôt que de vouloir « normaliser » les personnes autistes. La richesse se trouve dans la diversité.
Julie Gosselin, responsable des communications
Parrainage civique des MRC d’Acton et des Maskoutains