30 juin 2021
Ferme Tonasem – Roxton Falls
Une famille unie grâce à l’agriculture!
Par: Véronique Lemonde

Nathalie Daigle et Tobby Roy sont accompagnés de leurs trois filles, Émilie, Marianne et Sandy, et de leur petit-fils Léo. (photo Ariane Larivière)

Nathalie Daigle et Tobby Roy n’ont pas perdu de temps dans la vie. Couple toujours très amoureux après 25 ans, il avait déjà leurs trois filles à 27 ans et n’a pas hésité à se lancer dans l’agriculture à 37 ans, transformant complètement la vie de leur famille. C’est en 2014 que le couple jette son dévolu sur une terre avec une érablière de 10 000 entailles à Roxton Falls. Les choses se sont alors passées très rapidement…

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« Nous regardions les terres comme cela, surtout pour nous lancer en acériculture. J’ai toujours adoré les érablières et c’était un rêve pour moi. Nous y avons vu un bon potentiel, mais certains détails administratifs et la légalité d’un autre lot qui en avait été séparé auparavant ont fait que nous avons dû acquérir un terrain bien plus grand que ce qui était prévu au départ. Tout s’est passé très vite : en 12 jours, nous avions acheté et notre maison était vendue! », indique Tobby Roy en entrevue.

L’année suivante, la famille est approchée par un voisin pour l’utilisation d’un de ses bâtiments vides afin d’engraisser des lapins « Notre voisin avait une maternité de lapereaux et son client de Drummondville cherchait un endroit où commencer l’engraissement des lapins. Nous avons donc accepté pour un an, mais peu de temps après, en 2016, nous avons finalement acquis la maternité de notre voisin. Sans le vouloir au départ, nous avons débuté dans la cuniculture de cette manière », ajoute M. Roy. En 2019, la ferme ajoute des bâtiments à son établissement et devient naisseur-finisseur de manière complète. De la maternité à l’assiette! À ce jour, la Ferme Tonasem peut produire 1250 lapins par semaine.

Avec l’aide de la famille

Ayant grandi en partie sur la ferme, les trois filles de Nathalie et Tobby n’ont pas eu d’autres choix que de s’impliquer dans l’entreprise. Même s’il est trop tôt pour parler de relève, chacune a sa place et effectue certaines tâches à la ferme.

La plus jeune, Marianne, s’occupe des clapiers les weekends et du chargement des lapins, Émilie – qui est d’ailleurs diplômée de l’ITA en production animale – s’occupe de la naissance des lapereaux tout en travaillant dans une autre production agricole, tandis que Sandy développe les médias sociaux de la Ferme Tonasem et fait de la comptabilité pour l’entreprise familiale. « Nos filles aident surtout les weekends et lors de vacances, mais elles ont chacune leurs tâches. Nathalie, elle, fait tous les soins pour les lapereaux, s’occupe des mises bas et de l’engraissement. Moi, je gère la maternité, de la reproduction au sevrage, et bien sûr, l’érablière. » Avec la pandémie et la fermeture des restaurants dans les diverses vagues, les filles du couple ont été amenées à donner encore plus de temps pour l’entreprise, développer le marché en ligne, le web, etc.

« Depuis la COVID, la demande pour le lapin a beaucoup augmenté auprès des consommateurs. Ça ne constitue pas encore le gros de notre volume, mais d’ici cinq ans, cela devrait être assez élevé. Nous vendons en boucherie, en ligne, dans certains marchés estivaux, au marché en ligne de la MRC d’Acton. Nous sommes aussi dans les produits offerts aux Matinées gourmandes cet été. » Avec ses trois bâtiments, totalisant 21 000 pieds carrés, la Ferme Tonasem est en solide posture pour gérer sa production de lapin, une viande qui gagne à être mieux connue, selon Tobby Roy. « La qualité de la viande de lapin nous a vraiment attirés à la base. C’est une viande blanche encore méconnue. »

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