15 août 2018
Taux élevé de moisissures dans leur maison
Une famille de Wickham lance un appel à l’aide
Par: Alain Bérubé

Pierre-Luc Chapdelaine et Émy Beauchemin espèrent que leur maison, qui affichait un fort taux de moisissures, sera entièrement reconstruite d’ici la fin de l’année.

Deux ans après avoir acquis leur première maison sur le 9e Rang à Wickham, Pierre-Luc Chapdelaine et Émy Beauchemin vivent un véritable cauchemar. La présence importante de moisissures a forcé la jeune famille de deux enfants à vivre temporairement ailleurs. Le jeune couple au début de la trentaine, qui fait face à d’importantes dépenses reliées à la reconstruction de leur résidence, lance un appel à la solidarité de la population.

« Lorsqu’on a acquis cette maison, c’était pour nous un endroit parfait pour élever notre famille. En plus d’avoir à notre disposition un grand terrain, nous n’étions pas trop loin de nos emplois respectifs », relate Émy Beauchemin.

La résidence, qui a été érigée en 1845, a toutefois causé bien des tracas dès l’arrivée de la jeune famille. Tous ont éprouvé des problèmes de santé récurrents.

« En plus de nos médecins de familles, nous avons consulté quelques spécialistes. Mais personne ne nous prenait vraiment au sérieux. Pourtant, la présence de plaies et la perte de poids auraient dû les convaincre! », s’exclame Mme Beauchemin.

Un test sur la qualité de l’air a cependant permis au couple d’identifier la source de ses malheurs: un taux de moisissures évalué à 85 %, alors que la normale est de 20 %. Une inspection faite avant l’achat de la maison n’avait pourtant révélé rien d’anormal.

« Des travaux majeurs au grenier et au sous-sol étaient nécessaires, mais les assurances ont refusé de payer. Si on n’avait pas réparé la tuyauterie et qu’un problème était survenu, les réparations auraient pourtant été couvertes », commente Pierre-Luc Chapdelaine.

Le couple est allé de surprises en surprises, découvrant même la présence d’un écureuil à l’intérieur d’un mur…

« Tout est à refaire, y compris l’isolation. Le bois est pourri partout. Je travaille à chaque jour, souvent jusqu’à minuit, ce qui permet d’économiser un bon montant d’argent. Et Émy m’aide du mieux qu’elle peut, prenant un congé sans solde. Mais c’est très épuisant et stressant à la fois », confie Pierre-Luc.

Heureusement, la famille est hébergée temporairement – et gratuitement – chez une amie. L’employeur d’Émy, Soprema, a fait don de matériaux d’isolation et d’outillages. D’autres gens leur ont également donné un coup de main. Mais le couple avoue être à bout de souffle.

« Avec la campagne lancée sur GoFundMe et l’appel à l’aide par le biais des médias, nous espérons atteindre au moins 5000 $. On est bien sûr également ouvert aux dons de matériel pouvant aider à reconstruire notre résidence. Nous gardons espoir et si tout va bien, on pourra passer le prochain Noël à la maison! », conclut Mme Beauchemin.

Pour faire un don: www.gofundme.com/rebatir-notre-maison ou 819 818-2017.

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