10 mars 2021
Hockey collégial féminin
Une année sur pause pour Alexandrine Bélisle
Par: Annie Gagnon

Malgré la suspension des activités du RSEQ, Alexandrine Bélisle a gardé la forme en bougeant quotidiennement.

En septembre, Alexandrine Bélisle aurait endossé l’uniforme des Lynx du Cégep Édouard-Montpetit pour une deuxième saison. Cependant, à l’instar de la majorité des formations sportives du Québec, la hockeyeuse valoise a dû laisser ses patins au vestiaire.

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Alexandrine a commencé sa carrière en hockey au Centre sportif d’Acton Vale alors qu’elle avait tout juste 5 ans. Déjà, à cet âge, sa grande détermination était visible et, rapidement, le hockey est devenu une passion. Dès lors, la jeune Valoise a pu compter sur le support indéfectible de son parrain, René Bélisle, toujours prêt à l’encourager et à lui enseigner.

« Du plus loin que je me rappelle, mon parrain a toujours été làpour m’encourager, me montrer de nouvelles choses ou me donner des trucs. Il a passé beaucoup d’heures à pratiquer avec moi à l’arrière de l’aréna. Il m’a aidée à progresser et à poursuivre mes efforts », se rappelle la hockeyeuse reconnue pour avoir de bonnes mains, être rapide et avoirune bonne vision du jeu.

Un bon départ avec les Lynx

Passionnée par sa discipline sportive, Alexandrine a poursuivi ses apprentissages tout au long de son hockey mineur jusqu’à ce qu’elle perce l’alignement des Stars de la 55 Mauricie/Centre du Québec, une formation midget AAA.

« À ma deuxième saison avec les Stars, j’ai été approchée par quelques équipes collégiales et j’ai choisi les Lynx, car il me semblait que c’était une bonne organisation avec de bons entraîneurs. J’aimais aussi les filles qui jouaient pour les Lynx. Je les connaissais pour avoir joué avec elles auparavant », explique la hockeyeuse.

Saison 2019-2020

L’équipe a connu une bonne saison en cumulant une fiche de 16 victoires et 9 défaites. Tous les espoirs étaient permis pour les Lynx qui croyaient en leurs chances de se démarquer en séries.

Cependant, en mars 2020, la saison s’est abruptement terminée pour toutes les équipes du RSEQ. Les Lynx ont subi le même sort après un seul match disputé en séries éliminatoires, face au Boomerang du Cégep André-Laurendeau.

« Nous avions connu une bonne saison et nous avions l’équipe pour nous rendre loin en séries. Nous avions renversé le Boomerang 3 à 1 lors de notre premier match, mais après, tout a été annulé », se remémore Alexandrine.

Une année à oublier

Situé à Longueuil, le Cégep Édouard-Montpetit n’a jamais quitté la zone rouge et toutes les activités sportives sont donc suspendues depuis un an. Cette pause obligatoire a forcé la jeune femme à se réinventer pour dépenser son énergie.

« Durant le confinement, j’ai continué de m’entraîner cinq fois par semaine en plus du cardio et de la marche tous les jours. Je suis incapable de rester une journée sans bouger. Je me suis donc acheté du matériel d’entraînement au début de la pandémie. Je me suis trouvé d’autres façons de bouger sans le hockey. Je me suis aussi inscrite à un cours de yoga afin de réduire mon anxiété, ce qui me permet de me calmer et de me recentrer sur moi-même », confie Alexandrine.

Saison 2021-2022

La tête haute et le regard tourné vers l’avant, Alexandrine ne sait pas si elle aura le bonheur de remettre le chandail des Lynx.

Au cours des dernières semaines, la jeune femme de 19 ans, qui étudie présentement en sciences humaines, a fait deux demandes pour la session automnale. La première en technique de radiodiagnostic au Cégep Édouard-Montpetit et la deuxième, en technique de pharmacie au Cégep de Drummondville.

Ce sont donc les résultats de ces demandes qui guideront les choix de la collégienne pour la prochaine année scolaire.

« Je suis en attente de réponses et je ne sais donc pas ce que l’avenir me réserve. Je me concentre donc sur ce que j’ai à faire présentement. Je prendrai des décisions le moment venu », conclut-elle.

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