25 septembre 2019
Il réclame le transport scolaire gratuit
Un père de famille craint pour la sécurité de sa fille
Par: Alain Bérubé

Michel Prémont s’inquiète pour sa fille âgée de 5 ans, qui doit traverser quatre intersections afin de se rendre à l’école du Sacré-Cœur. Il réclame que le transport scolaire lui soit offert gratuitement.

Apprenant la veille de la rentrée scolaire que sa fille âgée de 5 ans n’a pas droit au transport scolaire gratuitement, un père de famille valois exige que la Commission scolaire de Saint-Hyacinthe révise sa politique pour des motifs de sécurité.

La résidence de Michel Prémont est à 615 mètres de l’école Sacré-Cœur, alors que la distance minimale pour avoir droit au transport scolaire, pour les élèves du préscolaire, est de 800 mètres de marche.

« Ma fille doit traverser quatre intersections, dont une où il n’y a ni arrêt obligatoire ni brigadier. Si elle était accompagnée d’élèves plus âgés, elle serait davantage en sécurité, mais au préscolaire, ce n’est pas le cas », souligne-t-il.

M. Prémont mentionne que l’autobus passe près de chez lui et se rend jusqu’à l’école.

« La réglementation est en place depuis 40 ans et il est temps de la modifier. Autrefois, il y avait beaucoup plus de gens qui s’impliquaient auprès de Parents-Secours et la circulation automobile a augmenté de façon importante », fait-il remarquer.

Michel Prémont a entrepris plusieurs démarches auprès d’intervenants de la Commission scolaire, tentant en vain de renverser la décision.

« Pour que ma fille ait droit au transport scolaire, à condition qu’il y ait des places disponibles, je devrai payer 180 $ par année. Je suis tout à fait contre ce principe, déjà qu’il faut payer pour la surveillance à l’heure du dîner. Et avec l’hiver qui arrive, ce ne sera pas évident pour elle de se rendre seule à l’école en toute sécurité », soutient-il.

Dans un document remis à M. Prémont par la Commission scolaire, on peut lire que le comité d’étude des demandes de révision de décision a maintenu sa décision à la suite d’une réunion le 13 septembre.

Le comité, qui note qu’il y a une traverse pour piétons devant l’école ainsi qu’un arrêt dans les quatre directions sur le boulevard d’Acton, fait remarquer que l’élève a droit au transport scolaire si les frais de 180 $ sont défrayés.

« Le parcours que l’élève doit suivre pour se rendre à l’école ne comprend pas de zone dangereuse », souligne la Commission scolaire. M. Prémont soutient qu’il fera une plainte au Protecteur de l’élève.

« Ce n’est déjà pas facile d’être un père monoparental. J’espère que la Commission scolaire de Saint-Hyacinthe changera sa réglementation car ailleurs au Québec, plusieurs élèves du préscolaire ont droit au transport scolaire en tout temps. Je n’ai pas fini mes démarches et je souhaite sensibiliser nos élus municipaux. Et je ne veux vraiment pas que ma fille marche seule jusqu’à l’école », conclut-il.

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