29 juillet 2020
Centre psychosocial Richelieu-Yamaska
Un intervenant de plus contre la détresse psychologique
Par: La Pensée de Bagot

Guylaine Moore, directrice générale du Centre psychosocial Richelieu-Yamaska, rappelle que son organisme est présent dans toute la MRC pour venir en aide aux personnes qui souffrent de détresse psychologique. (photo François Larivière)

La pandémie de COVID-19 et les mesures prises pour la combattre ont mis à l’épreuve la santé mentale de bien des gens qui ont vécu un stress immense ces derniers mois. Le Centre psychosocial Richelieu-Yamaska (CPSRY) s’est doté d’un intervenant supplémentaire pour répondre aux demandes grandissantes.

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La directrice générale du CPSRY, Guylaine Moore, reconnaît d’entrée de jeu que la hausse des appels ne s’est pas fait sentir immédiatement. « On s’attendait dès le début de la crise à une hausse importante, mais ça a été plutôt tranquille. Quand ça ne va pas, les gens ont tendance à se dire que ça va passer et ils attendent jusqu’à ceque ça devienne critique… Là, les demandes commencent à augmenter », remarque-t-elle.

Dès que l’organisme doté d’un point de service à Acton Vale a senti venir cette hausse, une demande a été faite auprès de Centraide pour obtenir des fonds du gouvernement fédéral. « On a eu les sous nécessaires pour mieux venir en aide aux personnes en détresse psychologique, ce qui nous permet d’engager un intervenant supplémentaire jusqu’au 31 mars 2021 », précise Mme Moore. L’employé supplémentaire entrera en fonction le 3 août. « Son travail sera varié et on va s’ajuster selon les besoins de notre clientèle : cela peut être une simple présence, du soutien ou de l’accompagnement selon la détresse de chacun. »

Ce nouvel intervenant vient s’ajouter à l’offre du Centre psychosocial, qui a été adaptée dans le contexte particulier de la pandémie. « On s’est réorganisés, mais tous nos services sont offerts avec une logistique supplémentaire. La principale différence est que les portes du centre de jour sont barrées pour ne laisser entrer que ceux qui ont annoncé leur participation aux activités prévues. En cas de deuxième vague, je crois que nous sommes prêts », affirme Mme Moore.

Ne pas attendre

Le CPSRY et sa directrice générale invitent ceux qui souffrent de stress, voire de détresse psychologique, à prendre contact sans attendre avec eux pour éviter d’empirer la situation. « Dès que les signes apparaissent, que notre comportement change, qu’on a de la difficulté à dormir et qu’on ne se reconnaît plus, il faut appeler. Parfois, un appel fait toute la différence », insiste Mme Moore.

Le Centre psychosocial Richelieu-Yamaska œuvre dans toute la MRC d’Acton, mais aussi dans les MRC des Maskoutains et de la Vallée-du-Richelieu.

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