8 août 2018
Paramédic depuis 40 ans
Sylvain Blanchard, toujours aussi passionné!
Par: Alain Bérubé

Lors d’une fête en son honneur, Sylvain Blanchard a été honoré pour ses 40 ans de carrière comme paramédic. Il a reçu les médailles du 150e anniversaire de la Confédération du Canada et de l’Assemblée nationale.

Même après 40 ans de carrière comme paramédic, Sylvain Blanchard affiche l’enthousiasme d’une jeune recrue. Celui qu’on surnomme « le p’tit gars d’Acton » a été honoré récemment pour son dévouement et sa grande contribution au mieux-être de la population.

Devant plus de 60 invités, à Granby, le résident de Saint-Joachim-de-Shefford – mais originaire d’Acton Vale – a reçu la médaille du 150e anniversaire de la Confédération du Canada des mains du député fédéral de Shefford, Pierre Breton. Par la suite, le député provincial de Granby, François Bonnardel, lui a remis la médaille de l’Assemblée nationale.

« C’était une totale surprise pour moi, car on m’avait caché la véritable raison de cette soirée. J’ai été très ému de voir tous ces gens me remercier et me féliciter », avoue M. Blanchard.

Maintenant paramédic à temps partiel, Sylvain Blanchard gère Ferme-Médic, une entreprise qui offre des formations d’intervention en cas d’accidents agricoles et industriels.

« J’ai vendu récemment mon entreprise Groupe Réanimation Sauve-Vie, consacrée à la formation en réanimation cardiorespiratoire et en défibrillation cardiaque. Mais je continue à m’impliquer autrement, afin de continuer à sauver des vies. Malgré mon horaire déjà chargé, je continue d’oeuvrer comme paramédic car j’adore ce métier », souligne-t-il.

Sylvain Blanchard n’avait que 17 ans lorsqu’il a débuté sa carrière à Acton Vale, en 1978. Il souligne que le métier de paramédic a évolué dans la bonne direction.

« À mes débuts, nous donnions uniquement quelques soins de base. Avec les années, plusieurs actes médicaux ont été permis aux ambulanciers. L’arrivée des défibrillateurs cardiaques a également été d’une aide précieuse. Et nous avons le droit d’injecter jusqu’à sept médicaments, ce qui fait la différence lors de situations d’urgence », relate-t-il.

M. Blanchard avoue qu’à ses débuts, il aurait bien aimé recevoir une formation aussi étoffée que celle offerte maintenant aux futurs paramédics.

« La technologie a évidemment changé au fil des ans, mais rien n’achète l’expérience et le sens de la débrouillardise. Il faut savoir garder le contrôle de la situation, même si les émotions sont grandes dans bien des interventions », souligne-t-il.

M. Blanchard affirme que malgré une diminution des accidents de la route, le travail ne manque pas pour les paramédics.

« De plus en plus de cas impliquent les aînés et avec le vieillissement de la population, ça ira en augmentant. Il y a également davantage d’interventions impliquant la détresse psychologique. Notre travail n’est pas toujours facile, mais on est bien préparés à toute éventualité », observe-t-il, appuyant aux passages ses collègues d’Acton Vale qui réclament la fin des horaires de faction en région.

Sylvain Blanchard soutient avoir encore quelques bonnes années devant lui en tant que paramédic.

« J’ai 58 ans et je suis encore en grande forme. J’espère que le métier de paramédic sera toujours reconnu à sa juste valeur. De mon côté, ce sera toujours avec plaisir que je donnerai un coup de main à la relève », conclut-il.

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