7 août 2019
Missionnaire au Pérou durant 50 ans
Soeur Marie-Marthe Laramée, une vie consacrée au don de soi
Par: Alain Bérubé

Sœur Marie-Marthe Laramée, une religieuse de la communauté des Sœurs de la Présentation de Marie, est récemment revenue au Québec pour de bon après 50 ans de mission au Pérou.

Durant 50 ans, Sœur Marie-Marthe Laramée a œuvré comme missionnaire au Pérou. Membre de la communauté des Sœurs de la Présentation de Marie, cette Valoise a consacré sa vie à aider son prochain, avec cœur et générosité.

De retour de cette longue mission en février, c’est avec bonheur que Sœur Laramée raconte son expérience au Pérou.

« Ce ne fut bien sûr pas toujours facile, car les Péruviens devaient affronter plusieurs épreuves. Mais j’ai été très bien accueillie dès le début », confie-t-elle.

Au début de sa mission, Sœur Laramée vivait dans à Collique, en banlieue de Lima sur la côte péruvienne. Les résidants quittaient les montagnes pour les villes, afin que les enfants aient accès à une meilleure éducation.

« Il n’y avait pas d’eau, d’égouts et d’électricité. Tout était à organiser et notre but était d’aider ces gens à sortir de la misère », mentionne-t-elle.

En 1970, une pluie torrentielle s’est abattue sur cette région qui n’absorbait pas l’eau.

« Tout était trempé et les maisons étaient faites de paille et sans toit. Nous devions prévenir les épidémies de typhoïde et de diarrhée », relate la religieuse.

Sœur Laramée a par la suite été affectée en pleine jungle, traversée par la rivière Amazone. Avec les prêtres du diocèse, les membres de la Présentation de Marie voyageaient en bateau afin de donner un coup de main au niveau de la santé et de la pastorale.

« Il fallait être alerte et jeune pour rester à bord du bateau. On invoquait le ciel afin d’être épargné. Mais la jungle, c’était aussi par temps calme des paysages merveilleux », mentionne-t-elle.

La Sierra fut la dernière escale de Sœur Laramée, qui a gravi les montagnes afin de rencontrer de nombreux Péruviens qui parlaient plusieurs dialectes en plus de l’espagnol.

« Nous faisions la visite de petits villages, où les intervenant en santé veillaient sur le bien-être de leurs compatriotes. Ces gens, qui avaient de nombreux costumes et coutumes typiques, étaient chaleureux et heureux. Ils avaient le sens de l’entraide et de la solidarité, en plus de toujours garder espoir », soutient-elle.

Sœur Laramée affirme être fière d’avoir bien rempli sa mission.

« J’ai travaillé auprès de nombreux adultes et enfants, en m’impliquant entre autres dans l’Enfance missionnaire en plus des sacrements (baptême, première communion, mariage). J’ai aidé avec joie ces gens que j’ai beaucoup aimés et qui m’ont rendu cette affection », souligne-t-elle.

Bien qu’elle pouvait revenir se reposer pendant quelques mois au Québec à tous les quatre ans, Sœur Laramée retrouve avec bonheur ses proches.

« Je continue de donner de mon temps en me rendant régulièrement à la maison montréalaise de la communauté. C’est très important pour moi car il y a de nombreuses personnes dans le besoin qui ont besoin de notre aide. Je remercie Dieu de m’avoir permis, malgré les situations périlleuses que j’ai vécues au Pérou, d’être ici aujourd’hui et de poursuivre ma mission », conclut-elle en souriant.

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