17 octobre 2019
Élections fédérales
Six candidats à la conquête de Saint-Hyacinthe-Bagot
Par: Alain Bérubé

Cinq des six candidats dans Saint-Hyacinthe-Bagot étaient récemment réunis au débat électoral de la Chambre de commerce de la MRC d’Acton, à Acton Vale. On voit ici le président Yannick Charlebois, René Vincelette (Parti libéral), Sabrina Huet-Côté (Parti vert), Simon-Pierre Savard-Tremblay (Bloc québécois), Brigitte Sansoucy (NPD), Martin Michaud, modérateur-animateur ainsi que Bernard Barré (Parti conservateur).

La circonscription de Saint-Hyacinthe-Bagot vit une campagne électorale fort intéressante, alors que six candidats sont sur les rangs pour le scrutin fédéral du 21 octobre.

Bernard Barré

Analyste de boxe et vice-président du Groupe Yvon Michel (GYM), Bernard Barré a déjà représenté le Parti conservateur dans Saint-Hyacinthe-Bagot. Il tente de nouveau sa chance avec comme mission de remettre de l’ordre dans les finances publiques.

« Il y a un trou budgétaire de 71 milliards $ à cause des déficits accumulés par les libéraux. Ça n’a pas de bon sens, il faut agir maintenant! », résume-t-il.

Ce conseiller municipal à la Ville de Saint-Hyacinthe affirme que les conservateurs travailleront à redresser la barre sans plonger le Canada dans l’austérité.

« On a réussi à éliminer la dette à Saint-Hyacinthe, mais ça prend des efforts et de la patience. Notre chef Andrew Scheer est l’homme de la situation et je lui fais entièrement confiance », confie M. Barré.

C’est en patins à roues alignées – et non par le traditionnel porte-à-porte – que le candidat conservateur a sillonné la circonscription, affirmant avoir rencontré de nombreux citoyens.

« On me parle beaucoup d’environnement, une priorité pour notre parti. Le pétrole est encore nécessaire et un corridor énergétique serait une solution adéquate. Quant à l’économie, nous avons d’excellentes suggestions, dont une baisse d’impôt et des crédits de tous genre afin que les citoyens aient plus d’argent dans leurs poches. On peut y arriver! », clame-t-il.

M. Barré se soucie également de l’avenir des agriculteurs, très nombreux notamment dans la MRC d’Acton.

« Contrairement aux libéraux, nous ne laisserons pas tomber ces gens. C’est trop important pour notre économie locale et les agriculteurs peuvent nous faire confiance », promet le candidat conservateur.

Bernard Barré affirme qu’il sera un député combatif et persévérant.

« Si les électeurs me choisissent, je les défendrai constamment à Ottawa. Je veux influencer directement mon parti et croyez-moi, je ne passerai pas inaperçu! », conclut-il en souriant.

 

Sabrina Huet-Côté

Candidate pour le Parti vert, Sabrina Huet-Côté est agréablement surprise de l’accueil qu’on lui réserve depuis le début de la campagne.

« Plusieurs électeurs partagent mes valeurs et ma passion pour l’environnement. De mon côté, je préconise une approche positive et non moralisatrice. Je mets en valeur les avantages d’avoir une conscience écologique et je sens ainsi une plus grande ouverture d’esprit », soutient-elle.

Celle qui a représenté le Parti vert du Québec l’an dernier, dans la circonscription de Laporte, est très bien informée sur les enjeux reliés à l’environnement.

« C’est important pour moi d’avoir plusieurs exemples à partager, en plus de comprendre l’actualité. Je suis par ailleurs très heureuse de faire campagne dans Saint-Hyacinthe-Bagot et ça se déroule vraiment très bien », affirme la mère de famille âgée de 26 ans.

Plusieurs idées sont sur la table, dont une loi interdisant les pesticides, un contrôle sur le nombre de produits chimiques dans les aliments importés, des mesures fiscales pour les familles qui priorisent l’achat de produits écologiques ainsi que l’investissement dans des modes de transport écoénergétiques.

« Il faut aussi regarder de près la possibilité d’intégrer davantage d’immigrants en région, ce qui contribuerait à combattre la pénurie de main-d’œuvre », souligne Mme Huet-Côté.

La candidate du Parti vert affirme que la chef de la formation politique, Elizabeth May, mène une campagne admirable.

« Mme May souhaite que tous les partis travaillent ensemble afin que les bonnes idées provenant de partout soient considérées. Et elle suggère la formation d’un cabinet sur les urgences climatiques, car il est plus que temps d’agir », conclut-elle.

Brigitte Sansoucy

Députée sortante de Saint-Hyacinthe-Bagot, la néo-démocrate Brigitte Sansoucy se dit confiante que les électeurs lui confieront un second mandat le 21 octobre.

Mme Sansoucy, qui l’a emporté de manière serrée lors du scrutin de 2015, sait fort bien que la lutte est encore très vive. Mais elle ne baisse pas les bras, affirmant compter sur une équipe en or.

« Dès mon élection il y a quatre ans, j’ai travaillé sans compter mon temps afin de représenter les intérêts de la circonscription, en étant constamment à l’écoute. J’ai aussi participé à plusieurs comités de tous genres afin que la vision du NPD soit entendue et comprise », dit-elle.

Brigitte Sansoucy a amorcé sa campagne électorale durant l’été, multipliant les rencontres et misant sur le porte-à-porte.

« Une élection, ça se gagne vote par vote. Je ne me fie pas aux sondages et je crois fermement que mon bilan des quatre dernières années parle en ma faveur. Et mon chef Jagmeet Singh a pris la peine de passer du temps à Saint-Hyacinthe, car il croit en ma victoire », soutient-elle.

Des thèmes tels l’environnement, le soutien des médias locaux face aux géants du Web, les paradis fiscaux, la qualité de vie des aînés et la gestion de l’offre feront encore partie de ses priorités si elle est réélue.

« Le NPD défend les agriculteurs depuis longtemps et, pour nous, la souveraineté alimentaire est primordiale. La gestion de l’offre n’est pas négociable », martèle Mme Sansoucy.

La candidate néo-démocrate croit au potentiel de Saint-Hyacinthe-Bagot et demande donc aux électeurs de lui permettre de poursuivre son travail à Ottawa.

« Il y a encore beaucoup à faire, notamment dans la lutte aux inégalités sociales. L’engagement dans la communauté est pour moi très important et je veux continuer ce que j’ai commencé », déclare-t-elle.

Simon-Pierre Savard-Tremblay

Nouveau sur la scène politique fédérale, le candidat bloquiste Simon-Pierre Savard-Tremblay s’intéresse de près à ce domaine en tant qu’auteur, chroniqueur et enseignant.

Ce candidat qui a un pied-à-terre à Upton est agréablement surpris de la montée du Bloc québécois dans les sondages, affirmant qu’une victoire le 21 octobre est à sa portée.

« Évidemment, c’est loin d’être encore joué. Mais je compte sur des bénévoles formidables. Et notre chef Yves-François Blanchet mène une campagne extraordinaire. Je suis donc prudent, mais confiant », affirme-t-il.

M. Savard-Tremblay mentionne que plusieurs électeurs lui parlent de la loi sur la laïcité de l’État. « Nous sommes le seul parti qui défend cette loi. On est capables de prendre nos propres décisions », mentionne celui qui espère que les aînés pourront davantage profiter de leur retraite grâce à de nouvelles mesures suggérées par son parti.

Très conscient des enjeux environnementaux, Simon-Pierre Savard-Tremblay a promis de mener une campagne carboneutre. « On calcule notre empreinte écologique et le nombre d’arbres qu’il faut planter. C’est pour moi un symbole très important », confie-t-il.

Il tient par ailleurs à ce que les agriculteurs ne soient pas abandonnés dans le dossier de gestion de l’offre.

« Ces gens accomplissent un travail essentiel, car on mange tous trois fois par jour. On doit retirer l’agriculture des négociations internationales », opine-t-il.

Le candidat tient à faire de la politique différemment, en ayant par exemple offert d’aider des citoyens à déménager le 1er juillet.

« Faire de la politique autrement, c’est bien plus qu’un cliché ou un slogan électoral. Je souhaite vraiment innover et faire en sorte d’établir des liens solides avec la population. Je suis très motivé et emballé à l’idée de représenter Saint-HyacintheBagot à Ottawa », conclut-il.

René Vincelette

Après avoir échappé de peu la victoire en 2015 – avec 1 % d’écart – , le libéral René Vincelette soutient que cette fois-ci sera la bonne.

« Nous avons un budget plus important et davantage de bénévoles, qui travaillent tous très fort. Avec en plus l’excellent travail accompli par Justin Trudeau et son équipe, nos chances sont vraiment très bonnes pour le 21 octobre », soutient M. Vincelette.

Ce vice-président aux ressources humaines pour le Groupe Lacasse, à Saint-Pie, connaît très bien la région d’Acton Vale, car il a occupé des fonctions similaires chez Tapis Peerless durant les années 90.

« J’ai rencontré de nombreux intervenants et entrepreneurs de la région et ce fut vraiment enrichissant. Si je suis élu, les citoyens de la MRC d’Acton pourront être assurés d’avoir un député qui défendra leurs intérêts », affirme M. Vincelette.

Le candidat libéral souligne que les producteurs de volailles et d’œufs, ainsi que les transformateurs des secteurs sous gestion de l’offre, n’ont rien à craindre.

« Nous procéderons le plus rapidement possible à compenser les agriculteurs qui ne l’ont pas encore été, tout comme on le fera durant les prochaines années pour les producteurs de lait. Dans plusieurs régions, la vitalité de nos fermes fait une grande différence », indique-t-il.

M. Vincelette ajoute que les libéraux continueront à livrer la marchandise, notamment en économie et en environnement. Il indique que l’intégration des immigrants, l’investissement dans les infrastructures et le soutien de la classe moyenne font partie des priorités de son parti.

« Notre économie va très bien et le virage vert va dans la bonne direction. Je partage l’approche de M. Trudeau, qui mise beaucoup sur le respect et l’écoute de la population. Si je suis élu, je serai le député de tout le monde », déclare-t-il.

 

Mentionnons que le Parti populaire du Canada compte sur Jean-François Bélanger comme candidat. Il a toutefois choisi de mener une campagne discrète.

 

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