20 janvier 2021
Hockey en Alaska
Premier rendez-vous reporté pour Jakob Breault
Par: Annie Gagnon

Recrue avec les Nanooks de l’Université Fairbanks en Alaska, Jakob Breault devra attendre la prochaine saison pour jouer de vrais matchs dans la NCAA.

Porte-couleurs des Nanooks de l’Université Fairbanks en Alaska depuis septembre, Jakob Breault n’a toujours pas goûté aux rencontres de la National Collegiate Athletic Association (NCAA). En décembre, les responsables du sport étudiant de son université ont pris la décision d’annuler les saisons de leurs équipes de hockey et de basketball, jugeant le risque de contamination à la COVID-19 trop élevé.

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C’est avec une énorme déception que les hockeyeurs de l’Université Fairbanks ont encaissé la décision prise par le chancelier et le vice-chancelier de leur institut. À la suite de cette annonce, une pétition a été lancée sur Facebook par un des joueurs des Nanooks, mais les 2753 signatures n’ont pas suffi à ébranler les décideurs.

« Cette décision est arrivée sans préavis et elle a été très difficile à encaisser pour tous les joueurs. Nous faisons tous de très grands efforts pour le hockey, que ce soit au niveau physique ou mental. Le fait de nous retirer de la Ligue nous fait perdre une année de compétition, alors que d’autres équipes ont déjà commencé à jouer des matchs. C’est frustrant », explique Jakob Breault.

Un automne occupé

Les quatre mois précédant la période des Fêtes ont tout de même été fort occupés pour le Valois d’origine qui, parallèlement à sa carrière d’hockeyeur, a entrepris des études universitaire en comptabilité en plus d’une mineure en finances.

« J’ai un horaire très chargé depuis mon arrivée à Fairbanks. Du lundi au vendredi, j’ai de quatre à cinq heures de cours en matinée et ensuite, en après-midi, une séance d’entraînement sur glace d’une heure et demie. De 16 h à 17 h, toute l’équipe se retrouve au gymnase pour une autre séance d’entraînement et, en soirée, ce sont les travaux et les études. Le samedi, étant donné que nous n’avions pas de matchs, nous avions une autre pratique sur glace », relate le hockeyeur.

Pandémie

La COVID-19 sévit en Alaska comme partout ailleurs. D’ailleurs, Jakob n’a pas échappé au virus qui l’a ébranlé pendant quelques jours. Heureusement, le jeune homme n’a pas conservé de séquelles de cet épisode.

« Le seul côté positif de la COVID-19 est que ça m’a permis d’avoir plus de temps pour m’adapter à l’école en anglais et à la charge de travail universitaire. Maintenant que ma première session est terminée, je sais à quoi m’attendre. Pour ce qui est du virus, j’ai ressenti des symptômes grippaux avec de la toux et un peu de fatigue, mais rien de sérieux », mentionne-t-il.

Une pause à la maison

L’annulation de la saison n’a pas eu que du négatif pour le hockeyeur puisque cela lui a permis de visiter sa famille pendant la période des Fêtes. Le séjour, qui a duré près d’un mois, a permis à Jakob de refaire le plein avant d’entreprendre sa deuxième session.

« J’ai été à la maison du 17 décembre au 15 janvier. C’est un congé bien apprécié. Ça fait vraiment du bien de revoir sa famille et, étant donné que je suis resté plus de deux semaines, j’en ai vraiment profité. Je devrais revenir au Québec à la mi-mars et finir ma session en ligne. Il y a au moins ça de positif », conclut-il.

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