16 septembre 2020
Plomb détecté dans l'eau
Plusieurs fontaines et robinets condamnés à l’école Sacré-Coeur
Par: Alain Bérubé

Le Centre de services scolaire de Saint-Hyacinthe poursuit la vérification des concentrations de plomb dans l’eau de ses écoles. L’école Sacré-Cœur d’Acton Vale est particulièrement touchée, avec six fontaines et 24 robinets condamnés. (photo Archives)

En février, le Centre de services scolaire de Saint-Hyacinthe (CSSSH) dévoilait les premiers résultats dela vérification des concentrations de plomb dans l’eau de ses établissements, dont trois de la MRC d’Acton. Malgré la pandémie de COVID-19, les prélèvements se sont poursuivis dans d’autres écoles dela région, les tests démontrant une problématique particulière à l’école Sacré-Cœur d’Acton Vale.

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Dans cet établissement valois, neuf fontaines sur 13 et 12 robinets sur16 sont condamnés à cause de la concentration de plomb supérieure à la norme recommandée par Santé Canada, soit 5 microgrammes de plomb par litre d’eau.

Les autres écoles de la MRC d’Acton Vale qui ont fait récemment l’objet d’analyses de l’eau s’en sortent beaucoup mieux. Une seule fontaine a été condamnée à l’école des Moissons de Saint-Théodore-d’Acton, alors qu’aucun robinet ou fontaine n’est non conforme aux écoles Saint-André d’Acton Vale, de la Croisée à Upton et Saint-Jean-Baptiste à Roxton Falls.

Dans certains cas, il faut toutefois laisser couler l’eau durant une minute, comme à l’école Saint-Jean-Baptiste (16 fontaines et dix robinets). Lors des résultats de février,les points d’eau des écoles Notre-Dame (Sainte-Christine), Saint-Nazaire (Saint-Nazaire-d’Acton) et Roger-LaBrèque (Acton Vale) présentaient une concentration de plomb supérieure à la norme recommandée par Santé Canada à l’automne 2019.

L’école Roger-LaBrèque comptait six fontaines condamnées et 24 des 31 robinets jugés non conformes, forçant l’ex-Commission scolaire de Saint-Hyacinthe à fournir des cruches d’eau jusqu’à ce que des travaux correctifs soient effectués.

Quant aux écoles secondaires, des prélèvements ont été effectués dans quatre écoles du CSSSH, dont la polyvalente Robert-Ouimet à Acton Vale.

« Nous sommes en attente des résultats des laboratoires. Pour les autres, nous réalisons présentement des analyses sur les sites. Elles seront finalisées sous peu. L’échéance ministérielle pour le secondaire a été reportée par le gouvernement, passant du 1er novembre 2020 au 1er mars 2021 », indique Esther Charrette, régisseuse aux communications pour le CSSSH.

La porte-parole du CSSSH souligne que, dès que les résultats d’une école sont obtenus, les sorties d’eau comportant un pourcentagede plomb dépassant la normesont partiellement ou complètement condamnées, selon les recommandations des experts.

« Dans tous les cas, des solutions alternatives sont offertes aux élèves afin qu’ils puissent avoir accès à de l’eau potable. Dès que possible, le Service des ressources matérielles s’affairera à évaluer les causes ayant des incidences sur les concentrations de plomb afin d’effectuer les changements nécessaires », conclut Mme Charrette.

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