9 mars 2022
Abandon de certaines mesures sanitaires
L’optimisme règne dans les cabanes à sucre et chez les producteurs d’érable
Par: Alain Bérubé

Le temps des sucres s’annonce fort animé dans les cabanes à sucre et auprès des producteurs d’érable de la région, avec en toile de fond l’abandon de plusieurs mesures sanitaires. (photo gracieuseté Au Bec Sucré)

Alors que la pandémie a miné le moral des propriétaires de cabanes à sucre depuis 2020, la bonne humeur et l’optimisme sont au rendez-vous pour la saison qui débutera d’ici quelques jours.

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Madeleine Roberge, copropriétaire de l’érablière Au Bec Sucré, à Valcourt, ne cache pas son enthousiasme.

« Enfin on va pouvoir recevoir nos clients dans notre salle à manger dès le début de la saison! Nous nous donnons tout de même une petite marge de manœuvre, avec une salle ouverte à 90 %. Mais pour le reste, c’est pratiquement un retour à la normale », mentionne Mme Roberge.

Cette dernière mentionne que les réservations pour la salle sont déjà fort nombreuses.

« Avec en plus l’eau d’érable qui coule depuis quelques jours, tout est réuni pour passer un beau temps des sucres. Bien des gens se sont ennuyés de nous et c’est réciproque! », confie-t-elle.

Nicolas Baron, copropriétaire de l’érablière et du vignoble Domaine du Cap, à Acton Vale, affiche également un large sourire.

« Nous n’avons pas de grande salle de réception, mais c’est toujours avec plaisir qu’on accueille les gens dans notre boutique. Ils peuvent ainsi déguster plusieurs produits. C’est beaucoup plus facile cette année, car les contraintes sont bien sûr moins grandes », déclare-t-il.

Quant à la saison des sucres elle-même, M. Baron n’ose pas faire de prédictions.

« La météo a été plutôt changeante en février, mais on a pu avoir une première coulée durant ce mois-là. On prend ça une journée à la fois. Une chose est sûre, l’ambiance sera plus festive cette année! », soutient-il.

Johanne Guilbert, de l’Érablière Guilbert à Sainte-Christine, anticipe de son côté une bonne saison.

« La demande est en hausse. Durant la pandémie, bien des gens ont redécouvert les produits locaux et on en profite », confie-t-elle.

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