24 septembre 2020
Les souvenirs de Réal Perreault, un passionné de baseball
Par: Annie Gagnon

Réal Perreault

Réal Perreault est une véritable encyclopédie vivante. Animé par sa passion, il connaît sur le bout de ses doigts l’histoire des plus grands de ce sport qui le fait vibrer depuis près de 70 ans.

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Du haut de ses 10 ans, dans son village natal de Sainte-Christine, Réal Perreault devient un fidèle partisan des Dodgers de Brooklyn. Alors que son père et son frère se plaisent à pêcher dans les bois, Réal dessine une cible sur le mur de la grange où, jour après jour, il s’entraîne avec sa balle bleue, blanche et rouge.

L’espoir de pratiquer son sport sur le losange grandit lorsque la famille Perreault déménage à Acton Vale. Mais le fait de s’entraîner seul à la maison est bien différent qu’affronter les frappeurs adverses.

« J’étais pas mal bon avec ma cible. Mais avec des gars près du marbre, je perdais mes moyens. J’ai rapidement mis fin à ma carrière de joueur, mais ma passion pour le sport, à titre de partisan, ne s’est jamais démentie avec les années », explique-t-il.

Des Dodgers aux Yankees en passant par les Expos

Ardent supporteur des Dodgers de Brooklyn, Réal continue de suivre son équipe lorsqu’elle déménage à Los Angeles. Il connait l’alignement et les statistiques de chaque joueur par cœur.

En 1969, M. Perreault change de camp. Les Expos de Montréal deviennent la première équipe canadienne à faire partie de la Ligue nationale de baseball et, à l’instar de tous les amateurs québécois, Réal change sa casquette pour devenir un de leurs meilleurs fans.

Réal assiste à plusieurs matchs et a la chance de croiser les joueurs à l’occasion, ainsi que les journalistes qui gravitent autour de l’équipe. Son avis est respecté par les scribes montréalaisqu’il croise dans les halls d’entrée des hôtels à travers les États-Unis.

« J’ai fait plusieurs voyages pendant lesquels je me permettais d’aller voir une partie de baseball. Je faisais autre chose pour faire plaisir à ma conjointe, mais notre itinéraire était planifié en fonction du calendrier de la ligue. J’avais même promis à ma conjointe que nous prendrions des hôtels un peu plus dispendieux à quelques reprises pendant nos périples. À ce moment-là, je m’arrangeais pour dormir aux mêmes hôtels que les Expos. J’ai vu pas moins de 16 stades des ligues majeures », mentionne-t-il.

Comme tous les amateurs, Réal Perreault a vécu une grande déception au départ de nos Amours les Expos.

En 2009, profitant d’un temps libre lors d’un voyage organisé à New York, Réal décide de se payer un billet pour le Yankee Stadium. Il est alors conquis par l’équipe et les 55 000 spectateurs qui assistent au match dans une ambiance incroyable.

« C’était magnifique. J’ai tellement eu la piqûre que les jours suivants, je n’ai pas suivi le groupe. Je suis resté dans ma chambre à regarder les matchs des Yankees à la télévision. L’année suivante, je suis retourné en voiture pour voir quatre parties. C’est incroyable toute l’énergie qu’il peut y avoir dans ce stade qui est de toute beauté », estime-t-il.

Cuba

Féru de baseball, Réal a aussi assisté à quelques matchs de baseball lors d’un voyage à Cuba. Une fois de plus, l’expérience vécue demeure un souvenir impérissable pour ce grand passionné.

« Le stade, qui peut accueillir 25 000 personnes, est rempli à pleine capacité. Une chose est certaine, tu ne peux pas t’endormir là-bas. C’est une ambiance carnavalesque. Et le calibre est vraiment incroyable. C’est du baseball de grande qualité », confie-t-il.

Au tour des Castors

Au cours des 60 dernières années, M. Perreault a aussi apprécié le baseball local, dont il garde d’excellents souvenirs. Il est d’ailleurs un fidèle partisan des différentes moutures des Castors.

« J’ai vu évoluer les Julien Lamothe et Jean-Paul Tétreault dans la Ligue provinciale. Dans les années 80, on a aussi eu du bon baseball, entre autres avec les frères Dorais et les frères Jetté. Et depuis 2006, on est de retour avec la dernière édition des Castors. J’aime bien assister aux matchs et jaser de baseball. Ce n’est pas tout le monde qui nous comprend parce qu’on a un langage de baseball, des expressions que seuls les connaisseurs comprennent. Je les aime bien, les Castors, et ils m’ont fait vivre detrès beaux moments en 2017, à Coaticook. Je vais m’en souvenir longtemps », conclut-il.

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