19 septembre 2018
Débat de l'UPA à Roxton Falls
Les enjeux agricoles bien maîtrisés par les candidats
Par: Alain Bérubé

De gauche à droite: Jacques Tétreault (PQ), André Lamontagne (CAQ, Éric Beauregard, président du syndicat, Sarah Saint-Cyr Lanoie (Québec Solidaire) et François Vaes (Parti libéral).

Le Syndicat de l’UPA de la Rivière Noire a profité de sa rencontre de consultation annuelle, vendredi à Roxton Falls, pour organiser un débat sur les enjeux agricoles en vue du prochain scrutin provincial. Les quatre principaux candidats dans la circonscription de Johnson ont dans l’ensemble bien maîtrisé le sujet.

Sarah Saint-Cyr Lanoie, candidate de Québec Solidaire, a vanté le sens de l’innovation et la persévérance des producteurs agricoles.

Elle espère que l’agriculture se développera à l’échelle humaine, dans le respect de l’environnement et dans la diversification. Le parti priorise notamment la limitation de l’usage des pesticides et engrais provenant de combustibles fossiles.

« Nous préconisons l’agriculture biologique et au besoin, une aide financière favorisera la transition vers ce mode d’agriculture. Je suis par ailleurs très encouragée par la popularité des marchés publics à travers la région et le Québec, car l’achat local est une solution viable autant en économie qu’au niveau écologique », a déclaré Mme Saint-Cyr Lanoie.

Le candidat péquiste Jacques Tétreault, qui a notamment représenté le Parti Vert lors de scrutins fédéraux, affirme que son parti est fortement à l’écoute des enjeux agricoles et environnementaux.

« Nous avons toujours été, et sommes encore, le parti des régions, en étant fort sensibles aux réalités vécues par les agriculteurs. Il faut développer davantage ce secteur, non seulement pour le bien-être de nos travailleurs agricoles, mais aussi pour l’ensemble de la population », déclare-t-il.

M. Tétreault a fait valoir le défi que représente les changements climatiques.

« Nous devrons faire preuve d’audace pour continuer à assumer le rôle dévolu au secteur agricole, soit nourrir la population. Notre objectif est la souveraineté alimentaire et il faudra conserver une diversité de la production », fait-il remarquer.

François Vaes, candidat libéral, mentionne que son parti est très conscient des réalités actuelles. Il cite par exemple la baisse majeure de prix vécue par les producteurs de porc et les problèmes liés au Programme de crédit de taxes foncières agricoles.

« Je suis moi-même propriétaire d’un vignoble à Bromont et je suis très sensible aux besoins des agriculteurs. En tant que député, ça me fera plaisir de rencontrer les agriculteurs de la région afin d’en apprendre encore plus sur leur quotidien. Soyez par ailleurs assurés que le premier ministre Philippe Couillard ne cédera pas sur le système de gestion de l’offre. Le Parti libéral croit fortement au potentiel de nos agriculteurs », soutient-il.

Le député caquiste sortant André Lamontagne soutient qu’en quatre ans, il a pu constater grandement la vitalité du secteur agricole dans Johnson. Il mentionne que la CAQ souhaite mettre sur pied un fonds d’investissement agricole afin d’augmenter les investissements privés en agriculture.

« J’admire l’esprit entrepreneurial qui anime nos agriculteurs à la grandeur du comté. C’est une industrie qui a vécu plusieurs incertitudes, mais qui mérite que le gouvernement reconnaisse son importance pour la relance économique du Québec. De nombreux emplois sont en jeu et il faut s’attaquer aux nouveaux défis de l’avenir, avec une relève qui doit avoir les outils nécessaires pour continuer dans le domaine », indique M. Lamontagne.

Les enjeux identifiés par l’UPA, pour la campagne électorale actuelle, touchent l’élaboration d’un plan vert agricole, la hausse des investissements par Québec, une taxation équitable des terres et boisés, l’aide aux jeunes qui veulent s’établir sur leurs propres terres ainsi que la réduction de l’impact de la hausse accélérée du salaire minimum.

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