24 mars 2021
Projet « Bouffons nos GES »
Les élèves de l’Odyssée invités à réduire la viande dans leur alimentation
Par: Alain Bérubé

L’école de l’Odyssée participe au projet « Bouffons nos GES », qui favorise une alimentation flexitarienne (moins de viande). On voit ici les enseignants Nicolas Busque et Florence Dumas, en compagnie - au centre de la photo - de Léa Paquette, membre du conseil étudiant.

Dans la foulée de son projet éducatif Carboneutre, l’écolede l’Odyssée, à Valcourt, invite ses élèves à réduire leur consommation de viande afin de réduire les gaz à effet de serre (GES).

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L’Odyssée se joint ainsi à trois autres écoles secondaires du Centre de services des Sommets – situées à Windsor, Val-des-Sources et Magog – pour la tenue du projet « Bouffons nos GES », qui a commencé lundi pour se terminer ce vendredi 26 mars.

Nicolas Busque, enseignant à l’Odyssée et cofondateur du projet Carboneutre, souligne que l’adoption et la valorisation de l’alimentation flexitarienne (consommation de viande moins élevée) est un pas dans la bonne direction pour la réduction des émissions de GES. Il fait valoir qu’un kilo de bœuf produit autant de gaz à effet de serre qu’un voyage de 176 km en voiture.

« Un repas végétarien équivaut à 150 grammes de viande, ce qui peut réduire de 5 kilos la quantité de GES. Ce n’est pas si difficile de modifier son alimentation afin d’y incorporer des recettes végétariennes. Il suffit d’être créatif », mentionne-t-il.

Léa Paquette, élève de 5e secondaire et membre du conseil étudiant, soutient que ce projet est pris au sérieux par les jeunes participants.

« Notre génération est quand même assez ouverte face aux enjeux environnementaux. Le défi est de convaincre notre entourage, dont nos parents, à modifier leurs habitudes alimentaires », souligne-t-elle, ajoutant que ses tacos et sandwichs végétariens sont une réussite.

M. Busque indique, que malgré la pandémie, l’école de l’Odyssée mise toujours grandement sur le projet Carboneutre.

« C’était moins évident, au cours des derniers mois, de tenir des activités. Mais on a encore notre mur solaire et, de manière générale, nos élèves sont sensibilisés fortement à la cause environnementale », dit-il.

Le concours, où on remettra des coupons aux élèves qui apporteront un lunch sans viande à l’école, se terminera par le tirage d’un ordinateur portable le 31 mars. Les adultes peuvent également participer au concours, avec un autre prix à l’enjeu.

La Fondation estrienne en Environnement, qui a fourni une bourse de 12 500 $ pour la mise en œuvre de ce projet par l’intermédiaire du programme GEST, applaudit l’initiative.

« Bouffons nos GES offre aux jeunes une occasion de s’impliquer à leur échelle dans la lutte aux changements climatiques. C’est un projet positif, axé sur l’action et la sensibilisation. Nous sommes ravis de le voir faire boule de neige ! », déclare la présidente Patsy Inglis.

Pour en savoir davantage sur le projet et l’alimentation flexitarienne : « Bouffons nos GES » sur Facebook.

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