12 février 2020
Compétitions de force
Les douze travaux de Karianne Bachand
Par: Annie Gagnon

Karianne Bachand a une volonté de fer et une force qui la guident vers le succès.

Reconnue pour sa rigueur et sa rectitude en tant qu’entraîneuse de tumbling, Karianne Bachand s’impose la même ligne de conduite en tant qu’athlète. La jeune femme, qui a commencé les compétitions de force en 2019, testera bientôt ses aptitudes en sol américain en prenant part aux World Strenght Games.

L’an dernier, alors qu’elle en était à ses premiers pas dans les compétitions de force, Karianne Bachand a surpris les habitués du circuit en faisant rapidement sa place. L’athlète de 27 ans est grimpée sur le podium au terme de chacune de ses compétitions, occupant des premières et secondes places chez les femmes.

D’ailleurs, ses performances lors du Festival d’hommes forts de Warwick et au Championnat provincial de Waterloo – en 2e place pour ces deux compétitions – lui ont permis de se qualifier pour les Championnats nationaux qui ont eu lieu en Saskatchewan à l’automne 2019.

« Je suis fière de m’être taillé une place pour les Championnats nationaux à ma toute première année de compétition, mais je n’ai pu y participer à cause de mes études. Ce n’est que partie remise. Je compte bien me reprendre cet automne alors que les Nationaux auront lieu à Québec », explique la jeune athlète.

En effet, Karianne Bachand n’a pas peur de relever des défis puisque, parallèlement à ses entraînements d’athlète de force, la jeune femme a entrepris une réorientation de carrière. La Valoise a obtenu une promesse d’embauche de la Sureté du Québec qui l’amène à suivre une formation intensive.

« Mes projets de carrière me demande beaucoup de temps, ce qui m’empêche de travailler. Je termine mon AEC (attestation d’études collégiales) en mai et j’entre à Nicolet en août. Entre les deux, je souhaite m’enrôler dans l’armée pour être au sommet de ma forme lorsque je commencerai mon stage à l’Institut de police », mentionne-t-elle.

World Strenght Games

C’est tout un défi qui attend Karianne puisque la femme forte est l’une des deux seules femmes fortes canadiennes à avoir reçu une invitation pour prendre part au World Strenght Games, qui aura lieu à St. Georges, en Utah, du 9 au 11 avril.

« C’est vraiment excitant. L’autre participante canadienne et moi avons été sélectionnées via nos performances sur les réseaux sociaux. Il y a plusieurs catégories, soit poids légers, poids moyens, poids lourds et Master. Je participerai à la compétition dans la catégorie poids légers. J’ai vraiment hâte d’y être et de me mesurer aux autres femmes de ma catégorie », affirme Karianne.

Les épreuves à relever lors du World Strenght Games seront récompensées individuellement. Karianne pourra donc faire sa marque au Yoke (transport d’une structure de métal à la hauteur des épaules sur une longue distance), la marche du fermier, le billot ainsi qu’un mélange d’épreuves d’hommes forts combinées à des épreuves de force athlétiques telles que les squats, le développé-couché et le soulevé de terre, pour un total de six épreuves.

« Je n’ai jamais fait d’épreuves de force athlétique puisque je n’ai qu’une seule saison d’athlète de force à mon actif. Auparavant, je faisais exclusivement du crossfit, mais depuis l’automne, je m’entraîne strictement en force », confie-t-elle.

Une saison qui promet

C’est en mai prochain que commencera la saison 2020 des athlètes de force du Québec.
Karianne souhaite participer à cinq ou six compétitions au cours de l’été. Son but premier est de réaliser des performances qui lui permettront de se qualifier de nouveau pour les Championnats nationaux de 2020. Un top 2 lors de cette compétition lui permettrait de se qualifier pour la Classic Arnold, une compétition internationale qui se tient aux États-Unis.

« Les prochains mois me demanderont une discipline de fer entre mon enrôlement dans l’armée, l’Institut de police et les compétitions. Le Classic Arnold est mon objectif ultime même si je sais que ne sera pas facile de me qualifier. Avec le peu d’expérience que j’ai en comparaison aux autres femmes de ma catégorie à travers le Canada, je sais que je mets la barre haute. Mais je vise gros. J’ai toujours été exigeante envers mes athlètes et j’exige la même chose de moi », évalue-t-elle.

Support financier

Afin de se consacrer à tous ses projets, Karianne souhaite faire appel à des commanditaires qui pourraient l’aider en lui offrant un support financier pour ses compétitions.

Les personnes intéressées à la soutenir peuvent la rejoindre via son compte Facebook.

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