27 septembre 2018
Circonscription de Johnson
Les candidats répondent à nos questions
Par: Alain Bérubé

La campagne électorale en vue du scrutin provincial du 1er octobre tire à sa fin. La Pensée a posé trois questions à cinq des candidats de la circonscription de Johnson, question d’en savoir davantage sur leurs motivations.

André Lamontagne – Coalition Avenir Québec

Pourquoi feriez-vous de nouveau un excellent député pour Johnson?

Être présent, à l’écoute et avoir une équipe engagée à rendre service sont les clés pour faire un très bon travail. C’est ce que j’ai cherché à offrir aux citoyennes et citoyens de Johnson au cours de mon premier mandat et j’entends bien continuer à donner le meilleur de moi-même au bénéfice de la population.

Que retenez-vous de la campagne électorale actuelle?

Dans le comté, les gens sont ouverts, accueillants et encourageants. Beaucoup sont conscients de l’opportunité de changement que représente l’élection du 1er octobre et souhaitent qu’elle se concrétise. La campagne s’est déroulée dans le respect entre tous les candidats.
Du côté national, on sent vraiment que les forces du statu quo sont unies pour s’opposer à l’opportunité de changement que représente la CAQ. Ce sont les électeurs qui auront le dernier mot le 1er octobre.

Si vous êtes réélu, quel sera le premier dossier à régler dans votre agenda?

Le comté est grand et couvre deux régions, le Centre-du-Québec et la Montérégie. Depuis le printemps, j’ai fait le tour des équipes de toutes les municipalités et j’ai pu dresser les priorités de chacune d’elles. Ce sont tous ces dossiers que mon équipe et moi chercherons à faire progresser à compter du 2 octobre.

Sarah Saint-Cyr Lanoie – Québec Solidaire

Pourquoi feriez-vous une excellente députée pour Johnson?

Je suis une personne qui aime les gens et qui veut comprendre leurs réalités. J’ai à cœur que tous aient la même égalité des chances pour réussir dans la vie. J’ai énormément d’empathie et je défendrai bec et ongle les intérêts des citoyens et citoyennes de ma circonscription.

Que retenez-vous de la campagne électorale actuelle?

Cette campagne a été faite dans le respect de tous les candidats. Je crois qu’en démocratie, nous pouvons débattre d’idées sans avoir à élever la voix. Il faut garder en tête l’intérêt des citoyens et citoyennes et non notre intérêt personnel.

Si vous êtes élue, quel sera le premier dossier à régler dans votre agenda?

Les enjeux sont nombreux. Je me préoccupe beaucoup d’environnement. Si Québec solidaire est porté au pouvoir, on éliminera les subventions pour les combustibles fossiles et on interdira toute exploration ou exploitation de ces gisements d’énergie sur le territoire québécois. Il faut aussi remettre la santé sur pied. Il faut prendre soin de nos infirmières et valoriser leur travail. La majorité sont des femmes, parfois monoparentales et leur charge de travail est inhumaine.

Jacques Tétreault – Parti québécois

Pourquoi feriez-vous un excellent député pour Johnson?

Je ferais un bon député parce que je suis impliqué dans mon milieu depuis plusieurs années, je connais bien la circonscription et les personnes qui y habitent.

De plus, cette campagne électorale m’a ouvert des portes et fait connaître d’autres réalités des gens qui vivent sur notre territoire. Je suis aussi doué pour intervenir en situation de conflits. Mes multiples engagements sociaux ont développé chez moi un grand sens de la représentation.

Que retenez-vous de la campagne électorale actuelle?

Que les besoins sont grands et que les 15 dernières années de gouvernance du Parti libéral du Québec ont laissé des séquelles qui prendront du temps à se cicatriser. Nous avons constaté les effets dramatiques sur la population des plus démunis. Les coupures en santé et en éducation, la non-intervention en matière de lutte à la pauvreté et le désengagement en agriculture sont particulièrement criants pour la population.

Si vous êtes élu, quel sera le premier dossier à régler dans votre agenda?

Un des premiers dossiers sur lequel je m’attarderai à partir du 2 octobre sera sans aucun doute celui de la santé et du bien-être de nos aînés. J’ai été particulièrement choqué de constater l’état de la qualité de vie lamentable de nos aînés, ceux-là même qui ont bâti notre société. Une honte nationale! Ils méritent notre respect.

François Vaes – Parti libéral du Québec

Pourquoi feriez-vous un excellent député pour Johnson?

Car je serai vraiment présent pour les citoyens de mon comté. Je suis un homme de la région qui partage les mêmes préoccupations que les citoyens de Johnson au quotidien: l’importance d’avoir des services directement dans notre région;  le rayonnement de la région par son développement économique et social; la relève entrepreneuriale et agricole.

Que retenez-vous de la campagne électorale actuelle?

Surtout l’accueil chaleureux des citoyens face à ma venue en politique dans la région.

Les gens souhaitent une personne qui va constamment travailler avec eux et défendre leurs opinions et ils retrouvent cette confiance avec moi. L’importance des nouvelles technologies, les changements climatiques, la pénurie de main -d’œuvre et la simplification des processus gouvernementaux sont des dossiers qui ont été constamment mis de l’avant par les citoyens et qui justifient la raison de mon arrivée en politique active. Ce sont des dossiers que nous devons immédiatement travailler ensemble, dès la semaine prochaine!

Si vous êtes élu, quel sera le premier dossier à régler dans votre agenda?

Quelques dossiers n’ont pas avancé tel qu’on l’aurait souhaité dans les dernières années. Il est temps que le comté de Johnson devienne un leader au Québec, dans ses champs d’expertise. Plusieurs entrepreneurs, municipalités et organismes ont des projets qui ont été « tablettés »… pas réglés.

Dès le lendemain de mon élection, je vais prendre rendez-vous avec chacune des municipalités afin de remettre de l’avant la réalisation de ces projets. Concrètement, nous parlons ici de projets d’investissement, de modernisation d’infrastructures municipales, d’Internet haute vitesse, de services aux familles et davantage de services en santé. Il y a également tous les dossiers qui touchent les agriculteurs, en grand nombre dans notre comté. Il faut aussi penser et remettre en projet la modernisation de la loi sur la protection du territoire agricole, afin quelle continue de favoriser et protéger l’exploitation agricole. Je crois qu’il faut se pencher à trouver des solutions d’aujourd’hui pour le développement des entreprises agricoles qui déploient de nouvelles orientations (nouvelles offres de produits), sans oublier les municipalités qui souhaitent se développer en respect des territoires agricoles qui les entourent.

Jean-François Vignola – Parti conservateur du Québec

Pourquoi feriez-vous un excellent député pour Johnson?
Je crois que je ferais un bon député, car j’ai à cœur les gens et les familles. Je veux tout faire pour faciliter leurs vies, leur redonner le choix en éducation pour leurs enfants, baisser leurs impôts et les faire respirer. Je suis dans le même bateau qu’eux, étant moi aussi un petit gars qui travaille très dur pour son argent.

Que retenez-vous de la campagne électorale actuelle?

Je retiens que les gens sont « à boutte » et qu’ils veulent du changement. Ils sont tous tannés de voir les vieux partis rire d’eux en pleine face. Ce ne sont pas des caves et ils voient leur argent et leurs droits individuels partir en fumer. Le débat à Acton Vale fut un gros défi pour moi, car c’était la première fois que je parlais devant autant de monde. Ce ne fut pas facile, mais je l’ai fait et j’en suis fier. Et je tiens à remercier les gens qui m’ont encouragé en me félicitant pour mon courage.

Si vous êtes élu, quel sera le premier dossier à régler dans votre agenda?
Aider les compagnies dans leur développement et combler le manque de main-d’œuvre. Nous avons beaucoup de jeunes qui ne travaillent pas, il faut leur redonner l’ambition et le goût au travail. On a beaucoup de potentiel caché. Il faut faire travailler nos gens en premier. Comme disait Félix Leclerc, la meilleure façon de tuer un homme, c’est de le payer à rien faire.

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