26 juin 2019
Hockey senior
Le Trackvale ferme les livres
Par: Annie Gagnon

Le Trackvale d’Acton Vale ne sera pas de retour, cet automne, dans la Ligue de hockey senior du Richelieu. (photo archives)

Le 23 mai, au terme de l’assemblée générale annuelle de la Liguede hockey senior du Richelieu,le directeur général du Trackvale,Érik Archambault, a annoncé la fin des activités de l’équipe.

Dès sa sortie, la nouvelle a fait sursauter quelques amateurs qui ont manifesté leur désir de poursuivre l’aventure en sol valois.

Bénéficiant d’un sursis de trois semaines, Archambault n’a tout de même pas pu trouver d’issues et adéfinitivement mis la clé dans la porte.

Érik Archambault a consacré trois années de sa vie au Trackvale. Par passion, il a investi temps et argent pour une équipe qui lui a tout de même fait vivre de très beaux moments, avec un championnat de séries à sa toute première saison ainsi que des présences en grande finale pour les deux années subséquentes.

Par contre, l’homme-orchestre est essoufflé et avoue ne plus pouvoir mener la barque sans acolytes. Selon lui, les personnes qui avaient manifesté leur intérêt n’ont pas proposé d’aide suffisamment concrète pour qu’il décide de maintenir l’équipe en vie.

« La fin du Trackvale vient d’une accumulation de situations. Plusieurs dossiers étaient bourrés d’incertitude pour les années à venir; autant au niveau des joueurs qu’au plan organisationnel. La Ligue est en constante progression et le calibre ne cesse d’augmenter. Nous avions la possibilité d’ajouter des joueurs de l’extérieur, mais nous savions aussi que la force de notre équipe était, en grande partie, attribuable au fait que nos joueurs étaient locaux. C’est vrai qu’il y avait des gens intéressés, mais personne ne souhaitait mettre un montant de sa poche ou garantir son implication à temps plein. Avec trois enfants en bas âge, ça devenait difficile pour moi de tout coordonner. De plus, j’ai dû investir des montants personnels au cours des deux dernières années et je ne veux plus faire revivre ça à ma famille », explique Érik Archambault.

Le hockey, ça coûte cher !

En entrevue avec LA PENSÉE, Érik Archambault a réitéré le fait que les joueurs évoluant dans l’uniforme du Trackvale ne recevaient pas de paies. Par contre, plusieurs à-côtés faisaient partie de l’équation.

« On payait le thérapeute, l’entraîneur, le préposé à l’équipement, le marqueur et le DJ. Et ça, c’est sans compter la bière, la pizza, le ruban adhésif, les bâtons, la réparation de l’équipement et les produits de pharmacie. De plus, on défrayait l’essence pour des joueurs lors de certaines parties. Il avait beau y avoir dumonde dans les estrades, les montants amassés ne suffisent pas à tout payer », affirme-t-il.

Après avoir analysé les trois dernières saisons, Érik Archambault en est venu à un seul constat. Faire du hockey senior, ça coûte très cher et c’est extrêmement difficile dans un petit milieu comme Acton Vale.

« Ça me fait mal de mettre fin aux activités du Trackvale. Je me sens triste, mais je n’ai pas eu d’autres choix », a-t-il conclu.

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