25 mars 2020
Hockey collégial
Le rêve inachevé de Rosalie Côté
Par: Annie Gagnon

Après trois années dans l’uniforme du Boomerang, la Valcourtoise Rosalie Côté accroche ses patins pour poursuivre ses études universitaires en administration des affaires.

Fière porte-couleurs du Boomerang, Rosalie Côté termine son séjour collégial au Cégep André Laurendeau avec le sentiment du devoir accompli. Au cours de la dernière saison, l’attaquante valcourtoise a contribué au succès de son équipe en étant utilisée, entre autres, sur les unités spéciales de sa formation.

Le 29 février, Rosalie Côté a joué son dernier match de saison régulière dans l’uniforme du Boomerang. Au cours des trois dernières années, la jeune hockeyeuse a grandi avec son équipe.

Les efforts et la persévérance de ce beau groupe de hockeyeuses a payé puisqu’au terme de cette saison régulière, les représentantes du Cégep André-Laurendeau ont inscrit une page d’histoire en connaissant leur meilleure saison.

Leur fiche de 14 victoires, 7 défaites en temps réglementaire et5 défaites en prolongation leur a permis d’amasser 33 points, pour se classer au 4e rang du classement général provincial en division 1.

La jeune hockeyeuse est fière du chemin parcouru avec l’équipe et elle conservera des souvenirs mémorablesde ces trois années passées loin de la maison.

« Si je dois choisir mon meilleur souvenir, c’est sans aucun doute le match en rose que nous avons joué le 8 février. Grâce aux commanditaires, nous avons endossé des chandails de match roses et, pendant le match, nous avons vendu des biscuits et des cupcakes. Tous les profits de ce match ont été remis à la Fondation du cancer du sein. Toute l’équipe s’est investie dans ce projet et cette soirée a étéun succès. C’est probablement notre meilleur match de l’année et nous avons gagné. En plus, j’ai inscrit deux buts et j’ai été nommée première étoile du match. Je n’aurais pu demander mieux », relate la jeune hockeyeuse.

Plus qu’un sport-études

C’est définitivement le hockey qui a forcé l’union entre Rosalie et le Cégep André-Laurendeau.
Par contre, les liens qui se sont tissés au cours des trois dernières saisons sont le résultat d’un investissement personnel de la Valcourtoise avec les gens qui ont traversé sa route, dont sa famille d’accueil.

« J’ai beaucoup évolué au cours de mon passage avec le Boomerang, et ce, autant comme joueuse que comme personne. C’est probablement ce qui me frappe le plus lorsque je repense à mon parcours. J’ai fait plusieurs belles rencontres et je me suis créé des amitiés qui vont durer. Le Boomerang, c’est vraiment comme une deuxième famille pour moi », mentionne Rosalie.

L’entraîneur-chef du Boomerang, Philippe Trahan, a aussi souligné la progression de l’attaquante sur le site Internet de l’organisation.

« Quand Rosalie est arrivée avec le Boomerang, elle représentait un projet. C’était une personne tellement dédiée à jouer. Elle récolte le fruit des efforts de toutes ses années de travail acharné avec nous. Elle se sacrifie pour l’équipe. Elle avait un rôle défensif dans le passé, mais maintenant elle réussit à mettre des points au tableau. Je suis vraiment fier d’elle. C’est un modèle pour nos recrues et elle réussit bien à l’école, on ne peut pas demander mieux », a-t-il affirmé.

Université

Même si elle a reçu quelques offres du milieu universitaire, Rosalie a décidé que sa carrière de hockeyeuse se terminerait au terme de la présente saison. À l’automne 2020, la jeune femme entreprendra des études en administration des affaires à l’Université de Sherbrooke. Elle fera une double spécialisation en finance et gestion des technologies des affaires.

« J’ai décidé d’accrocher mes patins après cette saison. Je souhaite me concentrer sur les études, car malheureusement, jouer au hockey pour une fille n’est pas une carrière facilement envisageable. Mes années collégiales auront donc été mes dernières années de hockey », explique-t-elle.

Fin abrupte

Le vendredi 13 mars, Hockey-Canada a emboité le pas à Hockey-Québec en cessant toutes les parties ou événements qui étaient prévus dans les prochaines semaines, écourtant ainsi la saison de plusieurs équipes toujours actives en séries éliminatoires. Le hockey collégial n’a pas échappé à cette mesure.

« C’est probablement une des pires façons de terminer sa carrière collégiale. C’est difficile de se dire que c’est terminé sans avoir eu la chance de jouer un dernier match. On dirait que je n’ai pas totalement réalisé que c’était fini. Il y a d’autres filles qui, tout comme moi, terminent leur carrière collégiale après trois ans dans l’uniforme du Boomerang. On a commencé ensemble, mais on a pas pu se dire qu’on l’avait vraiment terminé ensemble », conclut le #27.

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