22 juillet 2020
Loi sur la qualité de l’environnement
Le ministère de l’Environnement intervient contre le Camping Club Havana
Par: La Pensée de Bagot

Selon une ordonnance du ministère de l’Environnement, le Camping Club Havana a des pratiques qui contreviennent à la Loi sur la qualité de l’environnement, notamment en rejetant ses eaux usées dans la nature. (photo tirée de Facebook)

Par voie de communiqué, le ministre de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, Benoit Charrette, a ordonné le 13 juillet au Camping Club Havana de Maricourt de cesser de rejeter ses eaux usées dans l’environnement.

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L’entreprise 9324-7534 Québec inc., plus connue sous le nom Camping Club Havana, et l’entreprise propriétaire du terrain, 9267-1551 Québec inc., ont été visées par une ordonnance « de cesser définitivement tout rejet d’eaux usées dans l’environnement » et de « cesser l’exploitation du site et arrêter tout raccordement de sites de camping, de chalets ou de toute autre installation du camping au-delà du nombre qui avait été autorisé le 11 novembre 1993, jusqu’à ce qu’un système conforme à l’autorisation délivrée le 7 mai 2019 soit installé et pleinement opérationnel » parce qu’elles contreviennent à la Loi sur la qualité de l’environnement.

L’ordonnance numéro 686 exige aussi d’arrêter « tout prélèvement d’eau dans les puits no 1 et no 2 », de cesser « l’exploi- tation du camping et tout raccordement de nouveaux sites au réseau d’aqueduc existant jusqu’à ce qu’un système d’aqueduc soit autorisé par le Ministère, installé et pleinement opérationnel » et de ne plus brûler ni enfouir des matières résiduelles sur le site. On demande aussi au Camping Club Havana de soumettre d’ici le 28 juillet un plan « faisant état des mesures qui seront prises afin que les matières résiduelles présentes sur le site soient traitées ou éliminées dans un site autorisé ».

Le ministère de l’Environnement mentionne qu’il fera, en collaboration avec la Direction de santé publique de l’Estrie et la Municipalité de Maricourt, un suivi rigoureux du dossier pour s’assurer que les entreprises visées respectent dorénavant l’ordonnance et mettent à jour leurs installations.

En réponse à la publication de cette ordonnance, le camping a affirmé à La Tribune que ce n’était « pas du tout d’actua- lité » et que des mesures avaient été mises en place dès le début de la saison pour que le Camping Club Havana soit aux normes. La Pensée a tenté d’obtenir une entrevue avec un représentant du ministère de l’Environnement pour valider les prétentions des propriétaires et vérifier la date de la dernière inspection effectuée avant l’émission de l’ordonnance, mais il n’a pas été possible d’avoir de retour avant de mettre sous presse. Une demande d’entrevue a aussi été formulée à la Municipalité de Maricourt, mais celle-ci n’y a pas donné suite.

Olivier DÉNOMMÉE

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