6 avril 2022
Transbordement et entreposage de propane à Upton
Le Groupe Suroît espère une réponse positive pour son projet allégé
Par: Alain Bérubé

Marquis Grégoire Jr

C’est devant plus d’une centaine de citoyens, au Centre communautaire d’Upton, que le Groupe Suroît a présenté lundi soir une version allégée de son projet de site de transbordement et d’entreposage de propane sur la route 116.

Publicité
Activer le son

Marquis Grégoire Jr, président-directeur général du Groupe Suroît, était accompagné de Daniel Dancause, président de Prudent Groupe Conseil, et de Yves-Olivier Palardy, de l’agence d’urbanisme Apur.

Soulignant que le Groupe Suroît est une entreprise familiale ayant comme valeurs l’authenticité, le respect et la sécurité, M. Grégoire Jr a rappelé que le but est d’avoir le site le plus sécuritaire au Canada.

Il a mentionné que, lors de crises d’approvisionnement causées par exemple par des désordres climatiques ou des conflits de travail dans les compagnies ferroviaires, un site d’entreposage devient primordial.

« Le propane est une énergie vitale et notre projet est essentiel à la sécurité énergétique de la région. De plus, le propane contribue, en remplaçant le pétrole et le mazout, à la réduction des gaz à effet de serre », a déclaré M. Grégoire Jr.

Le président-directeur général du Groupe Suroît soutient que le projet a été modifié et allégé afin d’en arriver à une acceptabilité sociale, tout en étant en accord avec la réglementation en cours.

« Au lieu d’avoir 11 réservoirs de propane, il y en aura neuf et ils seront enfouis, une pratique permise depuis 2020, ce qui élimine tout risque d’explosion. Le nombre de wagons a été réduit de 241 à 32 et, en moyenne, il y en aura six à la fois sur le site », mentionne-t-il.

Le Groupe Suroît souligne également que la circulation des camions, qui se fera entre le site et l’autoroute 20, sera minimale.

« Nous avons également mené une étude d’appréciation du risque. qui révèle qu’il y a trois chances sur dix millions d’années qu’une catastrophe majeure ait lieu », indique M. Grégoire Jr.

Ce dernier rappelle que l’entreprise travaille depuis 12 ans, de concert avec la Municipalité d’Upton, pour en arriver à un projet acceptable et très sécuritaire. Il ajoute que le CLD d’Acton avait invité le promoteur à présenter un projet à Upton.

« Le canal de communication avec le conseil municipal est toujours ouvert. On souhaite être un très bon citoyen corporatif. Nous sommes prêts à collaborer financièrement à des initiatives visant par exemple la formation des pompiers. Et notre site ne dérangera personne, ni visuellement, ni au niveau sonore. La zone d’impact est de 700 mètres, ce qui exclut donc l’école et le futur projet de CPE. Tout a été pensé afin que ce soit sécuritaire, dans le respect de la population », conclut Marquis Grégoire Jr.

Scepticisme

Malgré les explications détaillées du promoteur, plusieurs personnes présentes à la rencontre ont fait preuve de scepticisme face au projet.

« Pourquoi doit-on accueillir un tel site, alors que les retombées pour Upton sont minimes? », se questionnait une citoyenne.

« Il y a plein de terrains disponibles ailleurs en région, je ne vois pas la pertinence d’installer ce site si près de notre village », renchérissait un citoyen.

Nicolanne Sabourin, porte-parole du mouvemente Upton sans flamme, croit que la plus grande réussite a été de voir autant de gens assister à cette rencontre d’information.

« Le fait de voir notre communauté ainsi regroupée autour d’une même cause nous a vraiment encouragés pour la suite, qui est de suivre toujours de près la situation concernant le projet de règlement annoncé par le conseil municipal.

Avec le dépôt de ce projet de règlement, la Municipalité aura toutes les options en main pour prendre une décision éclairée. On ne baisse pas les bras. Nous avons clairement passé un message : l’emplacement ne nous conviendra jamais, peu importe le nombre de wagons », déclare-t-elle.

 

Plusieurs citoyens ont manifesté, à l’extérieur du Centre communautaire d’Upton avant la séance d’information animée par le Groupe Suroît, leur désaccord face au projet de site de transbordement et d’entreposage de propane.

image