27 novembre 2019
À quelques jours du « Vendredi Fou »
Le député Savard-Tremblay encourage l’achat local
Par: Alain Bérubé

Le député bloquiste de Saint-Hyacinthe-Bagot, Simon-Pierre Savard-Tremblay, a livré lundi un appel à l’achat local alors que les emplettes des Fêtes sont déjà amorcées. De gauche à droite : Joanne Joanette (Chambre de commerce de la région d’Acton), l’auteure Magalie Lapointe, M. Savard-Tremblay, la chanteuse Nadia Waltz et Vincent Druda, guitariste et employé chez Loiselle

Alors que le Vendredi Fou monopolisera l’attention des consommateurs ce vendredi 29 novembre, Simon-Pierre Savard Tremblay, député de Saint-Hyacinthe-Bagot, invite les gens de la région à favoriser l’achat local.

Durant la récente campagne électorale fédérale, le député bloquiste affirme que ce fut une ses principales préoccupations. Il souligne que 54 % des Québécois adoptent l’achat local de manière fréquente selon leBaromètre de la consommation responsable 2018.

« Avec la présence très forte d’Amazon, Google, Netflix et autres géants du Web, ce n’est pas toujours facile pour nos commerçants, producteurs, artistes et artisans d’ici », clame le député.

M. Savard-Tremblay fait valoir que les consommateurs ont un rôle majeur à jouer dans le dynamisme de l’économie locale.

« Nous devons tous faire notre part. Il ne faut pas hésiter à faire connaître nos coups de cœur et à les encourager le plus possible, surtout à la période des Fêtes, qui représente une partie importante de leurs ventes. Et c’est un très bon choix au niveau environnemental », dit-il.

Joanne Joannette, directrice générale de la Chambre de commerce de la région d’Acton, approuve les propos du député.

« Il faut conscientiser les gens à l’importance de ce geste. L’achat local, c’est la richesse d’une communauté. Lorsqu’on encourage nos commerces, on fait travailler des gens qu’on connaît. Et le service à la clientèle fait également une grande différence, car c’est moins évident lorsqu’on achète en dehors de la région ou sur Internet », mentionne-t-elle.

Vincent Druda, un employé de Loiselle Électronique à Acton Vale, appuie ce message.

« Les gens ne savent pas toujours qu’on peut offrir des prix plus bas que les grandes surfaces. Et on a un contact personnalisé avec nos clients », dit-il.

La chanteuse Nadia Waltz – qui joue régulièrement sur scène en compagnie de son conjoint Vincent Druda – constate que l’ère numérique rend la tâche difficile aux artistes.

« La vente de CD est plus difficile. On doit s’ajuster en étant présent sur les plateformes de vente, mais c’est moins payant. Et même pour les spectacles, il y a moins de monde qu’auparavant. J’espère que les fans de musique seront sensibilisés à cette réalité en supportant davantage les artistes », clame-t-elle.

Une auteure et journaliste maskoutaine, Magalie Lapointe, affirme avoir eu beaucoup de plaisir à tenir une séance de dédicace vendredi dernier dans une librairie indépendante de Saint-Hyacinthe.

« Ça permet de rencontrer des gens d’ici, tout en encourageant la culture de la région par le biais de cet établissement », soutient-elle.

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