8 Décembre 2021
Incendie à La Galoche
La solidarité au premier rang pour la locataire à la rue
Par: Alain Bérubé

Les deux appartements situés en-haut du restaurant ont été complètement ravagés par l’incendie. Une locataire, Céline Labonté, a dû être évacuée et a perdu tous ses biens matériels à la suite de cette tragédie. (photo Priorité 1 Photographie)

Les propriétaires de La Galoche, Guy Joubert et Jinny Vincenza ont été agréablement surpris par les nombreux appuis qui ont suivi l’incendie de leur restaurant-bar. Deux campagnes de sociofinancement ont même été lancées pour les aider, mais l’argent sera finalement versé à Céline Labonté, qui vivait au-dessus du commerce et qui a perdu tous ses biens.

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Les campagnes ont été lancées sur GoFundMe par Marijo Waltz Charest – dont la marraine est Céline Labonté – et Tamie Vincent, la fille de Jinny Vincenza.

«  Au début, j’ai lancé une campagne de financement pour aider ma mère et mon beau-père. Mais mère m’a appelé le soir même et m’a dit qu’elle ne voulait aucune somme d’argent, car ils préféraient remettre le tout à Céline », souligne Tamie Vincent.

Nadia Waltz, la fille de Mme Labonté et employée à la Galoche, est très reconnaissante face à ces initiatives.

« On ne sait jamais ce que la vie nous réserve. On croit qu’un incendie arrive seulement aux autres. Par chance, il n’y a eu aucun blessé. Mon frère Michaël et moi tenons à remercier la grande génerosité des gens. La vague d’amour et de solidarité a su mettre un baume sur le cœur de notre mère malgré la situation. Grâce à tous les dons, elle pourra repartir à zéro la tête un peu plus légère. Pour ce qui est du restaurant, c’était mon travail mais surtout ma deuxième famille et ma deuxième maison. Je suis confiante pour l’avenir. Il ne reste peut-être plus rien de la bâtisse, mais on peut toujours sentir l’âme du restaurant. La pancarte est toujours debout, alors il y a de l’espoir », dit-elle.

Tamie Vincent, heureuse de constater que la communauté valoise exprime autant de solidarité, souligne que sa mère et son beau-père méritent ce soutien moral.

« Ce sont deux travaillants qui ont entamé plusieurs démarches le soir de l’incendie. Ma mère est la femme la plus forte que je connaisse. Les yeux plein d’eau et le cœur gros, elle continue d’avancer sans laisser la vie la rabaisser. Quant à Guy, qui est si serein, je le remercierai jamais assez d’être aussi positif et à l’écoute de ma mère dans un moment pareil. Je crois qu’à l’heure actuelle, ils trouvent ça désolant de laisser leurs employés dans l’incertitude et ils espèrent pouvoir ne laisser personne sans travail », confie-t-elle.

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