26 octobre 2022
La MRC Val-Saint-François adopte son Plan régional des milieux humides et hydriques
Par: Adaée Beaulieu

Sur la photo, Karine Bonneville, responsable de l’aménagement et de l’urbanisme à la MRC du Val-Saint-François, Luc Cayer, maire de Stoke et préfet de la MRC du Val-Saint-François et Geneviève Giasson, directrice générale à la MRC du Val-Saint-François. Photo gracieuseté

Sur la photo, Karine Bonneville, responsable de l’aménagement et de l’urbanisme à la MRC du Val-Saint-François, Luc Cayer, maire de Stoke et préfet de la MRC du Val-Saint-François et Geneviève Giasson, directrice générale à la MRC du Val-Saint-François. Photo gracieuseté

Lors d’une récente séance de la MRC du Val-Saint-François, le conseil a adopté son premier Plan régional des milieux humides et hydriques afin de se conformer à la loi concernant leur conservation en vigueur depuis 2017. Le ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques évalue actuellement le document.

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Au total, les milieux humides occupent 18,2 % du territoire de la MRC. Ce sont notamment les municipalités de Valcourt et Canton de Valcourt qui en comptent le plus, soit sur plus de 20 % de leur territoire. L’objectif était de préserver 30 % des milieux humides et il a été dépassé puisque ceux choisis touchent 35 % de leur superficie totale.

Ce sont le personnel de la MRC, les partenaires du milieu ainsi que les citoyens qui ont participé à la sélection des milieux protégés lors d’un exercice s’étant étalé sur 20 mois. Un premier atelier a été organisé en janvier 2021 pour les citoyens riverains, les groupes de conservation, ainsi que les producteurs agricoles et forestiers. Le but était de démystifier le plan qui sera effectif pendant 10 ans. Ensuite, un sondage a été réalisé en mars 2021 afin de recueillir les suggestions et les craintes des citoyens. Une trentaine d’interventions ont été rassemblées. Il s’en est suivi un 2e atelier duquel sont ressortis les enjeux touchant les citoyens. Ces enjeux ont permis de fixer les orientations qui allaient guider le choix des milieux. Les enjeux sont la qualité de l’eau pour la consommation; les usages récréatifs et la villégiature; l’accès à l’eau en quantité suffisante; la pression de développement urbain de villégiature et agricole; la perte de biodiversité et la transformation des paysages; la propagation d’espèces exotiques envahissantes ainsi que les inondations affectant les infrastructures du territoire.

La méthode de sélection des milieux a été établie par le comité technique, composé de plusieurs experts des milieux agricole, forestier, économique et de conservation de la biodiversité, et du comité d’aménagement de la MRC.

Un 2e et dernier sondage a été réalisé en avril pour réunir des idées innovantes et 24 personnes y ont répondu. La démarche s’est terminée par un 3e atelier qui a eu lieu en mai et qui visait plutôt à expliquer l’avancement de la démarche et à répondre aux questions.

En ce qui concerne les actions concrètes, une carte interactive des milieux choisis ainsi que le plan sont déjà disponibles sur le site Internet de la MRC. De plus, concernant celles à venir, les propriétaires ayant des milieux humides et hydriques identifiés pour la conservation sur leur territoire seront rencontrés au début de l’année 2023.

Outre cela, à titre d’exemples pour l’orientation une sur trois qui concerne la conservation, un objectif, d’ici la fin de l’année 2023, est d’identifier les ressources nécessaires au déploiement du plan et de mesurer le support à offrir aux municipalités pour faciliter sa mise en œuvre. Un autre est de mettre en place le comité de suivi composé de divers représentants du milieu d’ici 2024. Parmi les autres objectifs se trouve aussi celui de rencontrer les partenaires et d’adopter un règlement de contrôle intérimaire, d’ici 2025, pour éviter la destruction des milieux retenus.

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