21 Décembre 2022
La littérature à l’honneur à la Polyvalente Robert-Ouimet
Par: La Pensée de Bagot

Mathieu Fortin en compagnie d’Andrée-Anne Chatigny, enseignante de français à la Polyvalente Robert-Ouimet. Photo gracieuseté

Mathieu Fortin en compagnie d’Andrée-Anne Chatigny, enseignante de français à la Polyvalente Robert-Ouimet. Photo gracieuseté

Encore une fois cette année, les élèves de cinquième secondaire de la Polyvalente Robert-Ouimet ont présenté des œuvres d’exception dans le cadre de leur cours de français.

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Encore une fois cette année, les élèves de cinquième secondaire de la Polyvalente Robert-Ouimet ont présenté des œuvres d’exception dans le cadre de leur cours de français.

Tout au long de leur parcours, ils ont lu divers romans qui leur ont permis de développer leurs goûts littéraires. Rendus à la fin de leur parcours, ils peuvent alors nous faire découvrir leur coup de cœur. Lors d’un combat des œuvres, je leur ai donné la chance de se faire entendre et de nous faire découvrir différents romans qu’ils classeraient comme incontournables.

Le but du projet était de présenter l’œuvre littéraire qui devrait être lue par tous les élèves de la Polyvalente Robert-Ouimet au cours de leur scolarité. Les élèves ont faire connaître d’excellents romans qui méritaient d’être affichés ici, mais nous avions un choix à faire.

Un vote fait par l’ensemble des élèves a permis de ressortir trois finalistes : Loukia Audet et son roman Le sexy défi de Lou Lafleur, Léa Manseau et son roman La fille du monstre et le grand gagnant, Mathieu Fortin qui vous présentera son roman.

Mathieu, qui s’est démarqué par son exposé oral, a réussi à convaincre plus de 50 % des élèves que son livre était le meilleur. Bonne lecture!

5150, rue des Ormes vu par Mathieu Fortin

Comme plusieurs romans d’horreur traitant de séquestration, celui-ci est très cru. Effectivement, l’auteur n’y va pas avec le dos de la cuillère. 5150, rue des Ormes, un roman des années 90, reste très actuel. Si jamais le nom de Patrick Senécal ne vous dit rien, vous devriez vite sauter sur le bouquin. Originaire de Drummondville, il écrit depuis plus de trente ans des classiques de la littérature d’horreur fantastique québécoise.

L’histoire débute avec Yannick se promenant dans les rues de MontCharles. Il tombe de sa bicyclette et se rend au 5150, rue des Ormes pour demander de l’aide. Nous comprenons vite que cette maison n’est pas comme les autres : Yannick s’en aperçoit rapidement, mais pas assez. Les résidents : le père, Jacques, la mère, Maude, et la fille, Michelle, et d’autres lui font subir toutes sortes de calvaires. C’est alors que Yannick perd l’espoir d’un jour sortir de cette maudite maison et qu’il comprend ce qui l’emprisonne vraiment…

Ce livre est un véritable chef-d’œuvre. Avec ses 370 pages, le livre parait énorme. Cependant, même en étant un de ces élèves incapables de lire un livre par manque de concentration, je l’ai dévoré. Le livre nous en apprend non seulement sur les raisons qui ont mené les personnages à agir de la sorte, mais aussi sur notre propre façon de penser, de réfléchir. Il nous donne un coup de poing au visage, car au fond, sommes-nous réellement différents des personnages? Ce roman est de loin un des meilleurs romans de suspense que je n’ai jamais lus. Je suis sûr que vous allez trouver le temps d’apprécier ce livre. Entre deux bons cafés le matin ou avant de dormir, tout le monde sera comblé.

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