9 janvier 2019
Cyclisme sur piste
Joël Archambault poursuit son ascension
Par: Annie Gagnon

Joël Archambault poursuit son ascension au sein du bassin des talents canadiens du cyclisme sur piste avec trois participations en Coupe du monde.

L’automne a été fort occupé pour Joël Archambault, membre du bassin des talents canadiens en cyclisme sur piste. L’athlète originaire de Sainte-Christine, qui a été sélectionné pour prendre part à trois étapes de la Coupe du monde Piste UCI Tissot en sprint individuel et keirin, est maintenant en attente d’une participation aux Championnats du monde.

L’équipe de cyclisme canadienne a débuté sa saison 2018-2019, avec la deuxième Coupe du monde qui s’est tenue du 26 au 28 octobre au Centre national de cyclisme de Mattamy, situé à Milton en Ontario.

Lors de l’épreuve de keirin, Joël Archambault s’est démarqué en prenant le 13e rang et il a conclu l’épreuve de vitesse hommes en 33e position.

« La première Coupe du monde s’est déroulée en France, mais nous avons décidé de ne pas y aller afin de conserver notre énergie pour la compétition à la maison, soit à Milton. La deuxième Coupe du monde a donc été ma première sélection officielle par Cyclisme Canada. Le fait de terminer en 13e place au keirin est vraiment un excellent résultat pour moi. Ça cadrait bien avec les objectifs fixés. Par contre, au niveau du sprint, j’ai connu une contre-performance. J’étais déçu de mon temps de qualification, mais en même temps, même si j’avais réussi un de mes meilleurs temps, je ne me serais pas classé beaucoup mieux puisque le calibre était très élevé. Tactiquement, j’ai bien fait, mais physiquement, il me manquait de vitesse », commente le jeune homme.

Courses en Europe

En novembre, le Christinois a pris la direction de l’Allemagne pour prendre part à la troisième étape de la Coupe du monde de Berlin, du 30 novembre au 2 décembre. En vitesse hommes, il a conclu la compétition en 35e place alors qu’en keirin, il a dû se contenter d’une 24e position.

« Ça n’a pas été une bonne Coupe du monde pour moi. Étonnamment, j’étais plus stressé qu’à Milton et même si mes temps ont été meilleurs, je n’ai pas bien couru. Il faut aussi prendre en compte que le calibre est très élevé. Si je compare les temps, ceux que j’obtiens cette saison m’aurait permis de me classer dans le top 15 il y a deux ans. Le niveau est très compétitif et il est fréquent de voir des revirements de situation au sens où des coureurs du top 5 peuvent parfois se faire renverser par les détenteurs du 15e rang en montant », explique-t-il.

Deux semaines plus tard, le coureur a participé à la quatrième étape de la Coupe du monde qui a eu lieu à Londres, en Grande-Bretagne, du 14 au 16 décembre.
Lors de cette compétition, le cycliste a enregistré une remarquable 17e position au keirin ainsi qu’une 27e place en vitesse hommes.

« Au keirin, j’ai été satisfait de ma performance, mais c’est le résultat minimal que je me suis fixé. Par contre, ma 27e position en vitesse est très encourageante puisque je me suis qualifié pour le 1/16 de finale où j’ai affronté le détenteur de la 6e place. La compétition s’est arrêtée là, mais ça m’a permis de vivre l’expérience », estime-t-il.

Pour conclure son séjour en Europe, le cycliste a ajouté une course de niveau international en Suisse où il a obtenu ses meilleurs résultats à vie, en bouclant le vitesse hommes au 9e rang et le Keirin au second rang.

« J’ai connu mes meilleurs temps à vie, incluant les entraînements. J’étais plus fatigué, mais aussi beaucoup plus zen face à cette course puisqu’elle ne figurait pas dans les Coupes du monde. Le niveau était un peu moins élevé, mais il y avait tout de même des coureurs de haut calibre. Je me suis senti plus en contrôle et cette façon d’aborder la course va certainement me servir pour les courses à venir », évalue le coureur.

Championnat du monde

À la suite de cette fin d’année surchargée, Joël Archambault est revenu à la maison pour refaire le plein avant d’entreprendre un nouveau bloc d’entraînement en prévision des Championnats du monde, qui se tiendront à Pruskow, en Pologne, du 27 février au 3 mars.

« J’ai eu des discussions avec mon entraîneur depuis mon retour et ça regarde bien, mais je n’ai pas eu la confirmation officielle de Cyclisme Canada. Je suis tout de même très confiant », conclut-il.

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