5 février 2020
Mission de coopération de UPA DI
Jocelyne Ravenelle partage son savoir-faire au Sénégal
Par: Alain Bérubé

Jocelyne Ravenelle, une agricultrice nouvellement déménagée à Maricourt, a participé à une mission de coopération au Sénégal. Elle a grandement apprécié son expérience. (photo gracieuseté Hélène Raymond)

Propriétaire de la Ferme Canard du Village de Saint-Pie, Jocelyne Ravenelle croit fermement que l’agriculture joue un rôle majeur dans le patrimoine et la survie des peuples. Celle qui opère depuis un an une ferme à Maricourt, en compagnie de son conjoint Mario Carrier, a récemment participé à une mission de coopération au Sénégal afin de partager ses connaissances et sa passion avec ses nouvelles « sœurs de terre ».

UPA Développement International (UPA DI) et les Agricultrices du Québec ont uni leurs forces pour que ce projet, qui a vu le jour en 1993, connaisse encore cette année un franc succès.

« Cette année, la mission a pris de l’ampleur avec un total record de 16 agricultrices provenant des quatre coins du Québec et âgées de 18 à 72 ans. Durant deux semaines, on a ainsi pu découvrir de près la réalité des organisations paysannes ainsi que l’implication des femmes sénégalaises et les défis qu’elles vivent au quotidien », explique Mme Ravenelle.

L’agricultrice, qui a déjà participé à une mission en Haïti alors qu’elle avait 17 ans, a grandement apprécié son expérience au Sénégal. L’équité entre les hommes et les femmes, les difficultés de la relève ainsi que la mise en marché des produits agricoles et alimentaires furent parmi les thèmes abordés.

« Nous avons pu échanger sur nos expériences et sur divers enjeux qui nous concernaient toutes. La délégation québécoise a parcouru plus de 4500 km dans tout le pays et les rencontres, dont quelques-unes avec des élus sénégalais, ont été très enrichissantes », soutient Mme Ravenelle.

Cette dernière allègue que, malgré des ressources parfois très limitées, les agriculteurs et agricultrices sénégalais font tout pour réussir à nourrir leur famille en créant des calebasses (mot imagé au Sénégal pour parler de mouvement de solidarité).

« Ce sont des gens remarquables, qui font preuve d’une grande solidarité. Ils travaillent fort afin que leurs enfants aient une vie meilleure. J’ai appris beaucoup au contact des Sénégalais, qui ont entre autres un grand respect de la sauvegarde de l’eau, car ils réalisent bien sa grande valeur », dit-elle.

Mme Ravenelle rapporte d’ailleurs les propos d’une Sénégalaise, Yaram Fall (que l’on voit sur la photo en première page), qui a vraiment apprécié la présence de l’UPA DI afin d’améliorer leurs conditions au Sénégal. « Si vous répétez que ce sont les petites choses qui font la différence, dites-vous que ça compte tellement pour nous que ça ne peut pas être qualifié de petit », a déclaré Mme Fall en présence de Fatima Houda-Pépin, déléguée générale du Québec à Dakar, capitale du Sénégal.

C’est donc avec le sourire aux lèvres que Jocelyne Ravenelle est revenue de ce voyage, fière de poursuivre son parcours en agriculture.

« Mes quatre enfants souhaitent s’impliquer dans l’entreprise familiale à Saint-Pie, ce qui me fait bien plaisir, d’autant plus que l’élevage du canard suscite de plus en plus d’intérêt. Et je suis heureuse de relever un nouveau défi avec Mario à Maricourt, avec des cultures fourragères biologiques, dans un coin de pays agréable et tranquille à la fois », conclut-elle.

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