29 janvier 2020
Acton Vale et Upton expriment leur dissidence
Gestion des matières organiques : un compromis pour l’année 2020
Par: Alain Bérubé

Six des huit municipalités de la MRC d’Acton ont décidé d’approuver un budget supplémentaire de 265 000 $, pour l’année 2020, pour la gestion des matières organiques. Acton Vale et Upton ont cependant exprimé leur désaccord.(photo François Larivière - Le Courrier)

Alors que les discussions sur la gestion des matières organiques ont été vives au sein de la Régie intermunicipale d’Acton et des Maskoutains, six des huit municipalités de la MRC d’Acton ont décidé d’approuver un budget supplémentaire de 265 000 $ pour l’année 2020. Acton Vale et Upton ont cependant exprimé leur désaccord.

La Ville de Saint-Hyacinthe tente de réduire les pertes monétaires, les matières allant des bacs bruns à l’usine de biométhanisation étant de qualité trop médiocre pour être utilisées dans la fabrication du biogaz. Elle doit donc assumer la facture reliée au compostage de ces déchets, ce qui la motive de vouloir rompre son entente avec la Régie le 31 décembre 2020, et non en 2025 comme prévu.

Les 24 autres municipalités ont donc été conviées à partager la facture pourle traitement des résidus organiques, acheminés à Bury, dans les Cantons-de-l’Est. Le coût total est estimé à 1,1 million $ pour l’année 2020.

Pour Acton Vale, par exemple, la facture aurait alors augmenté de 17 $ par résidence avec l’offre initiale dela Ville de Saint-Hyacinthe, soit 650 000 $. Ce montant a été refusé par 17 conseils municipaux du territoire desservi par la Régie.

« La facture a été par la suite abaissée à 265 000 $, ce qui a été accepté parla majorité des municipalités. Nous faisons ainsi preuve de bonne volonté, en espérant qu’on trouve des solutions à long terme », mentionne Jean-Marie Laplante, préfet de la MRC d’Acton.

Ce dernier soutient que les contribuables ne sont pas pénalisés par des hausses de taxes majeures.

« Nous surveillons la situation de près, tout en maintenant le dialogue. Le monde du recyclage est en pleine transformation et ce n’est pas toujours évident », indique M. Laplante.

Le préfet de la MRC d’Acton fait référence à la crise du recyclage, qui pourrait forcer la fermetures de centres de tri à travers le Québec. L’Inde et la Chine ont entre autres réduit grandement l’importation de papier mixte.

« Le marché a changé et c’est beaucoup moins rentable. Pour revenir aux bacs bruns, la gestion coûte plus cher, car la Ville de Saint-Hyacinthe a dû abandonner la biométhanisation, les bacs bruns contenant à 90 % des feuilles, des brancheset autres résidus verts non compatibles », conclut-il.

Le maire d’Acton Vale, Éric Charbonneau, mentionne que les contribuables devront défrayer, pour les matières résiduelles, 7 $ de plus par année.

« Au-delà du montant, notre refus est symbolique. La Ville de Saint-Hyacinthe a eu des subventions importantes pour la biométhanisation, mais elle nous refile ensuite la facture à la suite de son échec dans ce dossier », mentionne-t-il.

Même son de cloche pour la Municipalité d’Upton.

« On n’a pas à payer pour les erreurs de la Ville de Saint-Hyacinthe, qui aurait dû effectuer tous les essais pilotes requis avant la mise en œuvre de son projet », souligne la directrice générale Cynthia Bossé.

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