1 septembre 2021
Édition du 1er septembre 2021
Élections fédérales en bref
Par: La Pensée de Bagot

Voici quelques nouvelles reliées aux élections fédérales 2021, pour les circonscriptions de Saint-Hyacinthe-Bagot et de Shefford, publiées dans notre édition de cette semaine.

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Savard-Tremblay à la défense de la souveraineté alimentaire et de la gestion de l’offre

Le candidat du Bloc Québécois dans Saint-Hyacinthe-Bagot, Simon-Pierre Savard-Tremblay, s’engage à promouvoir le modèle d’agriculture québécois et assure que le projet de loi bloquiste visant à protéger intégralement la gestion de l’offre dans les futurs accords commerciaux sera redéposé.

« Nous avons réussi à faire progresser ce projet de loi jusqu’à l’une des dernières étapes, l’étude en comité, à laquelle j’ai activement pris part en tant que porte-parole du Bloc Québécois en commerce international. Le processus d’adoption n’a toutefois pas pu être complété avant la fin de la session parlementaire, notamment dû au gouvernement libéral, qui en a délibérément retardé le traitement, malgré un appui factice lors des votes en Chambre », rappelle le député sortant.

M. Savard-Tremblay dénonce l’incohérence des troupes conservatrices, qui se présentent aujourd’hui comme défenseur de la gestion de l’offre, alors que la grande majorité des élus de la formation, dont le chef Erin O’Toole, ont voté contre l’adoption du projet de loi.

« J’ai de mon côté combattu sans relâche pour nos agriculteurs et agricultrices tout au long de mon premier mandat, et continuerai de le faire, sans concessions. Aucune entente de compensation n’a encore été conclue avec les productrices et producteurs pour les pertes causées par les brèches négociées dans l’Accord Canada-États-Unis-Mexique, et je m’assurerai que le prochain gouvernement s’y affaire. D’ailleurs, n’eût été des pressions répétées du Bloc Québécois, les compensations pour l’accord avec l’Europe et le Partenariat transpacifique ne seraient toujours pas versées non plus », dit-il.

Il rappelle également la dernière tentative libérale de retarder en janvier 2022 la mise en œuvre de la loi C-208, rendant plus équitable le transfert des entreprises familiales. Avant son adoption, le transfert d’une entreprise à un membre de la famille était traité comme un dividende et non comme un gain en capital, contrairement à la vente à un tiers. Le propriétaire n’avait donc pas droit à l’exonération cumulative des gains en capital s’il vendait son entreprise à ses enfants. À la suite des pressions exercées par l’opposition, le gouvernement a fait volte-face et a confirmé en juillet son application immédiate. Le candidat bloquiste se méfie toutefois de l’intention annoncée d’y faire des modifications et entend suivre le dossier de près.

« Je poursuivrai également la promotion de mon initiative visant à mettre à valeur les produits de la région, grâce aux logos #FiertéMaskoutaine et #FiertéActon », affirme-t-il.

Sansoucy soutient l’agriculture locale

Selon la candidate du NPD dansSaint-Hyacinthe-Bagot, Brigitte Sansoucy, la pandémie a permis à la population de réaliser à quel point l’agriculture est un secteur essentiel et vital de notre économie, ce qui a suscité un engouement pour l’achat local. Ce parti soutient qu’il est temps d’avoir un gouvernement fédéral qui travaille réellement aux côtés des agricultrices, des agriculteurs et des fermes familiales d’ici.

« Partout au pays les gens sont très fiers, et avec raison, de l’adoption de pratiques agricoles durables, de la réduction des gaz à effets de serre ou de l’adaptation des fermes aux changements climatiques. L’agriculture est un moteur important de notre économie locale », déclare Mme Sansoucy.

Il est donc primordial, selon elle, de soutenir l’agriculture locale en facilitant l’accès aux marchés pour les producteurs agricoles, car manger local c’est cultiver l’économie d’ici. La Stratégie alimentaire canadienne du NPD propose une approche pangouvernementale pour répondre aux besoins et aux priorités régionales en investissant dans nos communautés agricoles, en soutenant les jeunes et les nouveaux agriculteurs et agricultrices, et en prenant des mesures pour s’assurer que les moyens de subsistance ruraux soient durables.

Le NPD protégera entièrement la gestion de l’offre dans toutes les négociations commerciales dans le but de garantir notre souveraineté alimentaire, de protéger l’environnement et notre santé.

« Il est aussi nécessaire de s’assurer de la réciprocité des normes avec nos partenaires commerciaux afin que nos producteurs agricoles compétitionnent à armes égales avec les produits qui entrent au Canada. Nous devons être fiers et valoriser l’agriculture d’ici puisqu’elle est produite en respectant de très hautes normes de qualité », ajoute Mme Sansoucy.

Le gouvernement fédéral doit selon elle accroître le soutien agroenvironnemental aux provinces dans le contexte où la plupart des pratiques agricoles bénéfiques pour l’environnement engendrent des coûts et des risques pour les entreprises agricoles.

« J’ai toujours défendu l’agriculture, si vitale pour notre économie régionale », conclut l’ex-députée de Saint-Hyacinthe-Bagot.

Mme Sansoucy est diplômée de l’ITA de Saint-Hyacinthe et a consacré une partie de sa carrière au MAPAQ. Elle siège au comité de bassin versant du ruisseau des Salines. En tant que députée, elle a présenté une motion au Parlement demandant un soutien pour un programme de compensation pour les bandes riveraines.

 

Pierre Breton s’engage à appuyer le projet d’usine d’épuration des eaux de Valcourt

L’usine de traitement des eaux de Valcourt approvisionne cinq municipalités dans le comté de Shefford.

Les villes desservies sont Valcourt, Canton de Valcourt, Lawrenceville, Bonsecours et Racine.

Le candidat libéral dans Shefford, Pierre Breton, fait remarquer que l’eau qui approvisionne l’usine de Valcourt est puisée du Lac Bowker, puis acheminée à l’usine, qui elle approvisionne en eau potable plus de 7000 citoyens de Valcourt et ses environs.

M. Breton ajoute que selon le maire Rénald Chênevert, l’usine de traitement des eaux devra être refaite dans un avenir proche, car ce sont des infrastructures vieillissantes qui auront besoin d’être modernisées afin de répondre aux besoins grandissants des habitants et des industries de la région.

Pour l’instant, la Ville de Valcourt n’a pas encore déposé de demande mais les études sont en cours pour démontrer l’ampleur des travaux à effectuer.

Selon Pierre Breton, M. Chênevert évalue les travaux à environ un million de dollars et il est évident que les municipalités de la région n’ont pas les ressources financières nécessaires pour réaliser un tel projet unilatéralement.

Les projets d’infrastructures environnementales vertes font partie intégrante du programme du gouvernement libéral. Le programme de la phase II des Fonds pour les infrastructures vertes a été créé pour soutenir de tels projets.

C’est pourquoi M. Breton compte bien mettre tous les efforts nécessaires afin d’en faire bénéficier ces municipalités.

« C’est un projet environnemental auquel je crois et je vais appuyer ce projet qui touchera plus de 7000 citoyens du comté de Shefford, sans oublier ses industries. Il faut être conscient que l’eau est un besoin essentiel et qu’il faut s’assurer que tous nos citoyens seront bien desservis dans l’avenir. Je m’engage à soutenir ce projet, dès le dépôt de la demande de financement à Ottawa, par et pour les citoyens de Shefford », affirme M. Breton.

Le Bloc québécois veut améliorer la vie des aînés à faible revenu dans la circonscription de Shefford

La situation des personnes aînées à faible revenu inquiète au plus haut point Andréanne Larouche, candidate du Bloc Québécois dans Shefford.

On doit se rappeler que 19 % de la population totale de Shefford correspond à des personnes âgées de 65 ans et plus. Parmi ces dernières, un pourcentage significatif vit avec un maigre revenu de 19 000 $ ou moins par année, soit au moins 11 070 personnes qui vivent dans la précarité dans notre circonscription.

« Ce sont ces milliers d’aînés à faible revenu, qui ont le plus souffert durant la pandémie, étant donné que tous les services communautaires auxquels elles et ils ont habituellement recours pour pallier à leur manque de ressources, ont dû diminuer leurs services, ou carrément cesser leurs activités durant plusieurs semaines, à causes des restrictions sanitaires et de la baisse de leurs propres revenus » affirme Mme Larouche.

Gilles Lapierre, membre des Chevaliers de Colomb, témoigne, quant à lui, à l’effet que son organisme reçoit en moyenne 10 appels de détresse par semaine, le plus souvent de personnes aînées. Ces appels concernent des besoins de base, tel que l’accès à des repas.

Le bureau de la députée Larouche a aidé les Chevaliers de Colomb à obtenir un prêt du gouvernement de 40 000 $, pour leur permettre de continuer à répondre à ces besoins pressants, étant donné la perte de leurs revenus habituels durant la pandémie.

Or, voilà que ces personnes n’ont eu qu’une aide dérisoire de 500 $ depuis mars 2020. Et ce, malgré le fait que l’augmentation de la Pension de la sécurité et de la vieillesse (PSV) était
une des promesses électorales de la campagne des libéraux en 2019.

L’augmentation récente de 10 % de la Pension de la sécurité et de la vieillesse (PSV) pour les personnes de plus de 75 ans, est non seulement nettement insuffisante, mais est surtout discriminatoire envers les aînés de 65 à 74 ans. Ces derniers constituent près d’un million de personnes au Québec. Dans les faits, cela crée deux classes d’aînés, ce qui est proprement inadmissible.

Déjà, d’après les experts, l’indexation des PSV ne réussit pas à compenser pour l’augmentation réelle du coût de la vie. Le Bloc Québécois propose depuis longtemps une augmentation substantielle et permanente du pouvoir d’achat de tous les ainés de 65 ans et plus, soit une augmentation de 110 $ par mois. « Cela ferait une énorme différence pour la vie d’au moins 11 070 de nos concitoyennes et concitoyens », estime Mme Larouche.

 

 

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