7 novembre 2018
Cofondateur du Verger Cidrerie Larivière
Clément Larivière, un fervent adepte de l’achat local
Par: Alain Bérubé

Clément Larivière

Lorsqu’on établit la liste des entrepreneurs qui ont marqué la vie économique de la région, Clément Larivière fait partie des incontournables. Cofondateur du Verger Cidrerie Larivière avec sa conjointe Monique, à Saint-Théodore d’Acton, ce bâtisseur a toujours cru en l’achat local, le tout avec passion et fierté.

Jadis dans le domaine de l’immobilier, à Saint-Jean-sur-Richelieu, M. Larivière avait déjà des racines familiales à Saint-Théodore, par le biais de son père Raymond. L’appel de la campagne allait peu à peu gagner son cœur pour de bon.

« Lorsqu’on a acquis une terre abandonnée de 135 acres et construit une maison à Saint-Théodore d’Acton, en 1980, Monique et moi avions d’excellents emplois et une vie sociale bien remplie à Saint-Jean-sur-Richelieu. Ce fut donc audacieux de notre part de déménager, sans trop savoir ce que l’avenir nous réservait », relate-t-il.

Quatre ans plus tard, les 2000 premiers pommiers furent plantés. Au fil des ans, le verger a pris de l’expansion. Tout en œuvrant comme directeur des ventes pour le fournisseur d’équipements agricoles Wic, à Wickham, M. Larivière consacra un nombre incalculable d’heures à son entreprise de Saint-Théodore d’Acton, pour la revendre en 1992.

« On a repris le verger en 1998, soit l’année où est survenue la fameuse crise du verglas. C’était tout un défi de le remettre sur pied, mais on a réussi notre pari. L’année suivante, nous avons fait construire une cidrerie et produit nos premières bouteilles de cidres », mentionne Clément Larivière.

La plantation de sapins de Noël en 2006 et, quatre ans plus tard, l’ouverture de la boutique ont donné une visibilité encore plus grande au Verger Cidrerie Larivière. L’entreprise a d’ailleurs un souci de diversifier ses produits, en se lançant dans la plantation de citrouilles et de courges en 2012.

« Notre boutique située en bordure de la route 139 a nécessité un investissement de 400 000 $, mais ça en valait tellement la peine! De nombreux producteurs de la région bénéficient ainsi d’une vitrine formidable, en plus de mettre en évidence nos propres produits. L’ajout d’un entrepôt réfrigéré assure des pommes croquantes à l’année, ce qui est très apprécié de notre clientèle », soutient Clément Larivière.

Depuis 2012, son fils Alexandre assure la destinée du Verger Cidrerie Larivière. Clément et Monique demeurent toutefois actionnaires minoritaires et sont toujours disponibles pour prodiguer quelques conseils.

« Alexandre est un jeune homme qualifié, déterminé et polyvalent, qui poursuivra à merveille la tradition. De mon côté, il était temps que je ralentisse le rythme afin de faire attention à ma santé, mais je suis toujours aussi amoureux de notre beau verger », clame M. Larivière.

Ce dernier, qui s’est impliqué fortement dans divers organismes (SADC, Chambre de commerce, mentorat), est très fier du chemin parcouru depuis les débuts de son entreprise.

« Nous sommes sortis des sentiers battus, en osant et en se battant, car ce ne fut pas toujours facile. Mais je crois tellement en notre belle région que ça en a valu la peine. On a souvent pris des risques, comme par exemple en misant sur les pommes Honeycrisp, maintenant parmi les plus populaires. Lorsqu’on priorise la qualité, avec un grand respect de la clientèle, le succès est au rendez-vous », conclut Clément Larivière.

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