2 Décembre 2020
Steve Green libéré par les Castors
« Au final, c’est moi qui prends les décisions » – Jean-François Dorais
Par: Annie Gagnon

L’entraîneur-chef Martin Bérubé (#34) a pu compter sur son directeur général, Jean-François Dorais tout au long de son passage avec les Castors à titre d’entraîneur-chef. (photo Nathalie Miclette - LBMQ)

La semaine dernière, lors de la séance d’expansion de la nouvelle formation du circuit, le Brock de Drummondville, le directeur général des Castors d’Acton Vale, Jean-François Dorais, a fait le choix de ne pas protéger le lanceur Steve Green. À la suite de cette décision, l’ex-lanceur étoile a fait quelques sorties surprenantes, éclaboussant au passage l’entraîneur-chef Martin Bérubé qui, selon lui, a mis un terme à sa carrière dans la Ligue de baseball majeur du Québec.

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Au printemps dernier, alors que les Castors commençaient leur camp d’entraînement, le lanceur Steve Green a manifesté son intérêt pourun retour au jeu. Cependant, avec unefin de saison 2019 qui s’était mal terminée et le mécontentement de plusieurs joueurs qui ne souhaitaient pas le retour du lanceur vedette, l’entraîneur-chef Martin Bérubé a tranché. Le #33 n’était plus le bienvenu dans l’équipe.

Steve Green n’a certainement pas apprécié l’affront que lui a fait Bérubé à ce moment-là et il n’est pas près de l’oublier. Lorsque le directeur général, Jean-François Dorais, a décidé dene pas le protéger lors de la séance d’expansion, Green a décidé de régler ses comptes.

La réaction de Green, même si elle n’est pas des plus surprenantes, laisse un goût amer à plusieurs membres de l’organisation qui ont soutenu l’ancien des Angels d’Anaheim.

« Ce n’est pas mon genre d’entrer dans les détails ou de faire des sorties publiques sur des situations qui se sont déroulées à l’interne. Même si les propos de Green m’ont déçu, car je lui ai offert beaucoup d’aide au cours des dernières années, je refuse d’entrer dans une guerre de mots avec lui », mentionne Martin Bérubé, entraîneur-chef des Castors lors des deux dernières saisons.

Les propos émis par Martin Bérubé illustrent bien ce que sont les Castors. Une organisation avec de la classe qui forme une grande famille. Et, chez les Castors, on ne lave habituellement pas son linge sale sur la place publique.

« C’est bien connu, Steve prend beaucoup de place dans un vestiaire et ne se gêne pas pour dire sa façon de penser. Il était devenu une distraction pour l’équipe et plusieurs m’ont fait connaître leur mécontentement. Moi, je suis un gars d’équipe à l’écoute de mes joueurs. Quand j’étais à la barre des Castors, je n’étais pas là pour me mettre en valeur. Tous les gens qui me connaissent savent très bien que je priorise toujours l’équipe avant l’individu. Parfois, ce sont des décisions déchirantes. Mais pour le bien de l’équipe et de tous les joueurs qui la composent, on doit mettre le pied à terre et dire que ça suffit. C’est ce que j’ai fait et je ne le regrette pas du tout. Cette décision nous a permis de voir de nouveaux talents sur la butte en plus de créer un esprit d’équipe incroyable. Je considère que j’ai fait le boulot qu’on attendait de moi. Malgré tout, Steve Green a donné de l’excellent baseball aux Castors et je lui lève mon chapeau. Sincèrement, il mériterait que son numéro soit retiré un jour », affirme Martin Bérubé.

Sélection d’expansion

La LBMQ a procédé le 21 novembre à une sélection d’expansion au profitdu Brock de Drummondville, la 10e formation à intégrer le circuit Bélisle. En vue de cette séance virtuelle, Jean-François Dorais a protégé le nombre maximal de joueurs permis par la ligue, soit 14 joueurs. Steve Green ne faisait pas partie du lot.

« J’ai décidé de m’appuyer sur des valeurs sûres. Steve n’a pas lancé depuis deux ans et j’ai donc pris la décision de ne pas le protéger. Le Brock a décidé de prendre un risque en le sélectionnant, c’est son choix. Si Steve n’est pas en mesure de lancer, il aura profité de la publicité entourant cette acquisition », estime Dorais.

Tout comme son entraîneur-chef des deux dernières années, Jean-François Dorais refuse de se lancer dans une guerre de mots avec son ancien lanceur étoile. Sa relation avec Green a largement dépassé les limites du terrain et du Stade Léo-Asselin. Même s’il sait que ce dernier n’a jamais fait l’unanimité, il l’a toujours épaulé.

« À l’époque où Steve était entraîneur, je l’ai toujours appuyé. J’ai agi de la même façon avec Martin et je le ferai aussi pour notre prochain entraîneur-chef. Il n’en demeure pas moins qu’au final, c’est moi qui prends les décisions. J’ai fait ce que je considérais le mieux pour assurer la continuité des Castors », a conclut le directeur général.

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