17 février 2021
Jadis aux prises avec l’anorexie
Antoine Gervais profite pleinement de sa « nouvelle vie »
Par: Alain Bérubé

Antoine Gervais, un jeune enseignant et écrivain valois, espère donner de l’espoir, par ses témoignages, aux gens qui sont aux prises avec des troubles alimentaires. On le voit ici avant (photo du haut) et après sa perte de poids (photo du bas).

En février 2018, Antoine Gervais partageait avec les lecteurs de LA PENSÉE ses impressions sur la lutte qu’il livrait contre l’anorexie. Trois ans plus tard, le jeune enseignant et écrivain âgé de 25 ans affirme avoir vaincu ce trouble alimentaire, se qualifiant même de « rescapé » de cette maladie sournoise.

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C’est à l’occasion de la récente Semaine de la sensibilisation des troubles alimentaires qu’Antoine a décidé de faire le point sur sa bataille contre l’anorexie. Après avoir décidé de perdre du poids alors qu’il étudiait en éducation physique à l’Université de Trois-Rivières, il a fondu littéralement… et manifestement trop rapidement.

« J’avais alors changé mon alimentation en plus de m’entraîner davantage. Mais ça s’est mis à déraper et j’ai perdu environ 100 livres en six mois. C’était beaucoup trop et mon moral n’était pas à son meilleur », confie-t-il.

Antoine a alors décidé de documenter sa guerre contre l’anorexie par le biais d’un blogue personnel sur Facebook. Sa mission : démystifier ce sujet encore tabou.

« L’anorexie a vraiment miné ma santé et j’ai ainsi voulu partager mon vécu. J’ai reçu de nombreux commentaires et tant mieux si j’ai pu aider bien des gens », dit-il, précisant que l’anorexie ne touche pas uniquement les femmes.

En tant qu’enseignant à l’école Saint-Jean-Baptiste de Roxton Falls, pour une classe de 5e et de 6e année du primaire, Antoine affirme être plus épanoui et heureux. Il ajoute avoir un bon appétit, sans se préoccuper constamment de sa nutrition.

« L’écriture, entre autres avec ma série de romans jeunesse Le prof nomade, a été très libératrice. Et le fait d’être en couple avec ma belle Laurence contribue bien sûr à ma guérison. La vie est beaucoup plus belle! », soutient celui qui affirme être inspiré par le chanteur Leonard Cohen et le poète David Goudreault.

Antoine a une bonne pensée pour ceux qui vivent des problèmes alimentaires, surtout en ces temps de pandémie.

« L’isolement rend la situation encore plus pénible. Mais il y a des ressources disponibles, dont ANEB Québec et le programme LoriCorps de l’Université du Québec à Trois-Rivières. Comme aimait le dire Leonard Cohen, il faut laisser entrer la lumière en nous », conclut-il.

 

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