30 juin 2021
Andréanne Larouche présente le bilan du Bloc
Par: Alain Bérubé

Andréanne Larouche

Yves-François Blanchet, chef du Bloc québécois, et Andréanne Larouche, députée de Shefford, ont dressé le bilan de la session parlementaire au cours de laquelle le Bloc québécois a fait des gains historiques et a défendu les Québécois à Ottawa.

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« Récemment, la Chambre des communes a pris acte que le Québec pouvait s’inscrire dans la Constitution en tant que nation française, puis a voté en faveur de l’application de la Charte de la langue française aux entreprises sous juridiction fédérale.

Ce sont deux gains importants pour le Québec à l’initiative du Bloc québécois. Nous avons aussi coupé les vivres au projet de commission pancanadienne des valeurs mobilières, auquel le Québec est vivement opposé depuis des décennies. Et nous avons permis l’adoption du projet de loi C-10 sur le soutien à la culture, pour lequel seuls le Québec et son milieu culturel étaient prêts à se battre. Le Bloc québécois a fièrement défendu la nation québécoise, quotidiennement transformé l’ordre du jour à Ottawa et fait des gains dans les dossiers prioritaires du Québec », déclare M. Blanchet.

Le Québec : une nation française

Dans un vote historique à l’initiative du Bloc québécois, la Chambre des communes a pris acte que le Québec inscrira dans la Constitution canadienne que les Québécoises et les Québécois forment une nation dont le français est la seule langue officielle et commune. La Chambre, à l’exception des libéraux de Justin Trudeau, s’est également prononcée en faveur de l’application de la loi 101 aux entreprises sous juridiction fédérale. Tous les partis se sont toutefois prononcés contre un autre projet de loi du Bloc exigeant la connaissance suffisante du français afin d’obtenir la citoyenneté à partir du Québec. « Ce constat des élus fédéraux à savoir que le Québec se définit comme une nation de langue française devra dorénavant être un facteur clé de leurs décisions, particulièrement en matière de promotion au Québec de notre langue officielle et commune », fait valoir le chef du Bloc Québécois.

Proche des priorités de la population

Le Bloc québécois a convaincu la Chambre de la nécessité de défendre les personnes les plus vulnérables : les aînés et les personnes atteintes de maladies graves.

« Par une motion, nous avons rallié la Chambre des communes en faveur d’une hausse de la pension de la Sécurité de la vieillesse de 110 $ pour tous les 65 ans et plus, et nous nous sommes clairement positionnés contre la volonté du gouvernement de créer deux classes d’aînés. En ce sens, je marraine présentement, et jusqu’au 9 septembre, une pétition ouverte à tous les citoyens du Québec et du Canada demandant une hausse de la pension de la Sécurité de la vieillesse et une hausse du Supplément de revenus garanti. Il est temps d’améliorer la situation financière des aînés. La pandémie nous a prouvé que bon nombre d’entre eux se trouvent dans une situation de précarité financière et nous devons les aider à long terme. Nous avons également obtenu l’appui des parlementaires à notre projet de Loi d’Émilie Sansfaçon voulant faire passer les prestations de maladie de l’assurance-emploi à 50 semaines. Ce sont-là deux combats que nous n’abandonnerons jamais », déclare Andréanne Larouche, députée de Shefford et porte-parole des Aînés.

Dans le cadre du débat sur l’aide médicale à mourir, M. Blanchet a exceptionnellement offert son soutien à un bâillon du gouvernement, rendu nécessaire pour faire adopter cette loi. Puis, tout récemment, le Bloc québécois a travaillé de concert avec les représentants des Premières Nations et des Inuits afin d’élaborer un plan d’action pour faire la lumière sur la tragédie historique des pensionnats autochtones.

Une gestion plus responsable de la pandémie

Le Bloc québécois est intervenu à maintes reprises pour corriger les lacunes dans la gestion de la crise sanitaire. Ses élus ont notamment talonné le gouvernement sur les enjeux frontaliers, exigeant un resserrement de mesures comme la suspension de vols provenant de pays aux prises avec de nouveaux variants, l’interdiction de financer les quarantaines des touristes durant le temps des Fêtes aux frais des contribuables et l’obligation pour les voyageurs non essentiels de subir des quarantaines supervisées. « Je n’ose pas imaginer ce qui se serait produit si personne n’avait talonné le gouvernement jusqu’à ce qu’il daigne faire son travail », déplore Andréanne Larouche.

L’économie des régions à cœur

Le Bloc québécois a mis de l’avant les priorités économiques des régions du Québec tout au long de la session. « L’appui du Bloc aux producteurs agricoles est indéfectible : nous en avons fait une condition de notre appui au budget, en plus de défendre un projet de loi mettant fin aux brèches dans la gestion de l’offre et d’en coparrainer un autre sur le transfert intergénérationnel des fermes. Nous avons appuyé les agriculteurs pour qu’Ottawa règle le fiasco des travailleurs étrangers temporaires et nous avons notamment obtenu qu’il retire à l’entreprise Switch Health la gestion de leurs tests de dépistage. Nous avons déposé un projet de loi pour créer un crédit d’impôt pour les nouveaux diplômés qui veulent s’établir en région.

Nous avons déposé des plans concrets pour créer des emplois à travers la maximisation du potentiel forestier et pour soutenir nos petits commerces locaux. Nous avons également été les seuls à prendre le parti des pêcheurs en affrontant l’incompétence fédérale dans la gestion des ports et des installations de pêche dans l’Est-du-Québec. Le Bloc québécois a été debout pour les régions du Québec », conclut Andréanne Larouche.

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