C’est l’artiste Racinois Philippe Descôteaux Barrette et Pénélope Vey qui ont mis sur pied ce projet d’envergure il y a à peine quelques mois. « Nous sommes ici sur la propriété du comédien et réalisateur Pierre Valcour qui, certains se souviendront, interprétait un rôle dans le téléroman La famille Plouffe dans les années 50. C’est sa petite-fille, Pénélope Vey, qui souhaitait que ce lieu devienne dédié aux arts. Nous avons donc lancé le projet il y a près d’un an et, dès cet été, nous avons eu en tout 27 artistes en résidence qui sont venus ici s’inspirer et créer », explique M. Descôteaux Barrette.
Sur le site, un bâtiment principal, l’ancienne maison de Pierre Valcour, offre des chambres et toutes les installations pour accueillir des artistes de tout acabit. Un espace exposition est aussi disponible, lieu qui pourrait aussi accueillir des événements ponctuels dans la région. Une petite cabane rustique est en voie d’être transformée en lieu de spectacle et un autre bâtiment sur le site offre un atelier de création disponible pour les artistes, qu’ils soient sculpteurs, peintres, photographes ou autres, et une pièce faisant place à une petite galerie d’art.
Lancement nature
Le 5 octobre, près de 300 personnes se sont rassemblées aux Jardins Racine pour le lancement du site et une exposition de 35 artistes en nature et dans les pièces intérieures du lieu. Plusieurs des œuvres qui étaient alors à admirer furent créées durant les laboratoires et les résidences des Jardins Racine cet été.
Dans cette galerie d’art à ciel ouvert, les œuvres en plastique recyclée de studio Ascètes, un collectif montréalais, ont particulièrement impressionné. « La plupart des œuvres sur notre site sont faites avec des matériaux recyclés, c’est le but que nous nous sommes donné. C’est ce qui nous distingue d’autres galeries d’art à ciel ouvert en Estrie, par exemple. Certaines œuvres pourront demeurer sur place à longueur d’année et se verront altérées et transformées par les éléments climatiques au fil du temps. D’autres sont en voie d’être remballées pour retourner à l’intérieur. Mais toutes les œuvres qui sont ici, intérieures ou extérieures, peuvent être acquises comme dans n’importe quelle galerie d’art », ajoute M. Descôteaux Barrette.
Parmi les autres artistes en vitrine, on trouve la joaillière et artiste installative Mathilde Tétreault, le potier Marc-Antoine Dorval, tous les deux de Racine, le collectif d’artistes sherbrookois Corps bruyant, Alexis Vaillancourt, Étienne Plante et Catherine Potvin.
« Nous avons maintenant deux scènes permanentes sur le site extérieur et nous souhaitons ainsi offrir des événements comme de l’art performance, de la poésie, du chant, etc. Il y a aussi une petite scène flottante sur le lac artificiel au milieu du site. Donc, les visiteurs comme les artistes peuvent dialoguer avec le lieu, l’habiter et s’en imprégner. Aussi, avec des paysagistes, nous allons agrémenter le site de plusieurs plantes vivaces qui nous sont données par les Serres St-Élie qui sont tout près. »
Les Jardins Racine sont encore au stade évolutif et en démarrage, mais déjà un travail colossal a été fait par les deux protagonistes qui travaillent d’arrache-pied pour faire de ce lieu un médium en soi, un lieu au milieu de la nature racinoise pour créer et rêver.